Les insurgés libyens vont recevoir de l'aide de la communauté internationale

Manifestation anti Kadhafi à Benghazi le 13 avril.
© REUTERS/Amr Abdallah Dalsh

À l'issue du sommet de Doha (Qatar), les représentants d'une vingtaine de nations arabes, africaines et de l'Otan se sont mis d'accord sur l'octroi d'une aide humanitaire et financière aux insurgés libyens. Un mécanisme temporaire doit être mis en place. Le Conseil national de la transition s'est déclaré satisfait de cette décision.

Pour le porte-parole du Conseil national de la transition, Abdel Hafiz Ghoqa, les insurgés sortent renforcés de cette réunion de Doha (Qatar). 

En demandant à Mouammar Kadhafi de partir, le groupe de contact répond à la principale exigence du CNT plusieurs fois répétée. C'est pour cette raison que les insurgés avaient rejetté la feuille de route proposée par l'Union africaine. 

Le groupe de contact offre aussi de l'aide aux révolutionnaires. Il va mettre en place un mécanisme financier temporaire pour aider le CNT. Les modalités de ce fonds n'ont cependant pas été précisées.

Le Conseil national de la transition espère un accès aux avoirs du régime (100 milliards de dollars) qui sont gelés depuis un mois par les pays occidentaux.

Même si l'idée de fournir des armes ne fait pas l'unanimité au sein du groupe de contact, le Qatar a appelé à donner au peuple libyen les moyens de se défendre. 

Même s'ils espéraient une reconnaissance officielle de la part, notamment des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne -ce qui n'a pas été le cas-, c'est un soutien ferme que les insurgés ont reçu à Doha, un soutien accueilli avec soulagement à Benghazi alors que sur le terrain, les combats piétinent. La réunion a redonné espoir à ceux qui craignaient être abandonnés par la communauté internationale.

De leur côté, le groupe des cinq États émergents (Brics*), réunis à Sanya, dans le sud de la Chine, se sont prononcés contre l'usage de la force en Libye et au Moyen-Orient.

Seule l'Afrique du Sud avait voté en faveur de la résolution de l'ONU ouvrant la voie aux frappes aériennes en Libye, les quatre autres pays, notamment Chine et Russie, membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU s'étant abstenus, craignant des victimes civiles.

 

Les décisions de Doha
  • Le régime de Mouammar Kadhafi a perdu sa légitimité et doit céder le pouvoir
  • Mouammar Kadhafi doit retirer ses troupes des villes
  • Une seule solution pour une paix durable : la dissolution du régime et des négociations politiques
  • Le Conseil national de transition (CNT) est un interlocuteur légitime
  • La création d'un fond d'aide temporaire
  • Une assistance humanitaire renforcée à la population libyenne

 

________________

* Brics : Brésil, la Russie, l'Inde, la Chine et l'Afrique du Sud
 

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.