La Chine apporte à l'Afrique l'argent qui lui fait défaut

Ngata Ngoulou, le ministre tchadien des Finances présent lors des assemblées de printemps du FMI et de la Banque mondiale à Washington, avril 2011.
© AFP PHOTO/Nicholas KAMM

La Chine accorde des prêts à des conditions préférentielles aux pays africains et c’est tant mieux. C'est en somme ce qu'ont déclaré plusieurs ministres africains des Finances, ce samedi 16 avril 2011 à Washington. Il s’agit des représentants du Togo, du Tchad, du Lesotho et du Zimbabwe qui donnaient une conférence de presse en marge des assemblées de printemps du FMI et de la Banque mondiale. Et, selon eux, Pékin accorde à leurs pays et, globalement au continent, les fonds qu'ils ne parviennent plus à obtenir de la part des partenaires traditionnels.

Avec notre correspondant à Washington, Raphaël Reynes

« La plupart de nos pays ne peuvent pas accéder aux marchés pour pouvoir emprunter. Nous sommes obligés de nous retourner vers des sources de financement plus concessionnelles ». Pour le ministre togolais des Finances, le recours massif des pays du tiers monde à l'aide financière chinoise est « une très bonne chose ».

Pékin accorde des prêts à des conditions préférentielles. Et tant pis pour les Occidentaux qui se plaignent que la Chine n'impose pas de conditions à ses financements, affirme Adji Ayassor. « Même si aujourd’hui l’occident critique, je le comprend. La Chine est en train de mener une guerre pour attirer la sympathie des pays africains. C’est de bonne guerre que l’occident s’inquiète et je ne pense pas que ce soit une très mauvaise chose pour l’Afrique ».

Les Chinois pratiquent également un meilleur transfert de technologies, ajoute son homologue tchadien, Ngata Ngoulou. « Nous avons une raffinerie de pétrole. Chose que nous n’aurions pas pu avoir si nous étions venus demander gentiment à nos partenaires traditionnels s’ils pouvaient bien accepter et même simplement leur demander de pouvoir le faire, ils nous l’auraient déconseillé ».

Et le ministre de l'Economie du Lesotho de conclure : « Nous accueillons volontiers les investissements chinois parce que, contrairement à ce que disent certains, ils n'entament pas notre souveraineté ».

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