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Maroc

Maroc : la commission chargée de la réforme de la Constitution fait polémique

Manifestations dans les rues de Rabat au Maroc, le 20 février 2011.
© Reuters/Youssef Boudlal

Au Maroc, alors que les jeunes ont prévu une nouvelle grande manifestation dans une semaine pour plus de démocratie, une commission nommée par le roi continue de plancher sur une nouvelle Constitution. Un nouveau texte qui doit donner naissance à une monarchie plus démocratique et qui sera soumise à référendum. Après les partis politiques et les associations, ce week-end c’était au tour de la jeunesse d’être consultée, mais une partie d’entre elle a décidé de boycotter cette commission qui fait polémique.

Installés autour d’une longue table, c'est le président de la commission qui ouvre la séance de travail. Autour de lui, onze experts nommés par le roi. Depuis trois semaines, tous les jours, ils écoutent les propositions de réforme, de la société civile. Ce jour-là, c’est au tour des jeunes de s’exprimer mais une vingtaine seulement est là. Yassine Attali, étudiant en marketing regrette ce boycott :

« C’est important de venir et de donner sa vision. Il faut être courageux. On ne peut pas rester à l’écart de ce qui se passe, parce que là c’est un processus démocratique. A la fin il y aura un référendum, c’est la voix démocratique. »

Mais pour certains comme Jallal Almakhfi, ces garanties ne sont pas suffisantes. Le jeune homme est journaliste et membre du Mouvement du 20 février, à l’origine de la contestation au Maroc. Il n’a pas confiance en cette commission nommée par le roi et a choisi de la boycotter.

« Nous nous refusons de participer cette commission, dit-il, parce que ses membres ne sont pas élus, ils sont nommés, deuxièmement, on ne sait pas comment elle travaille. L’important pour nous, c’est la rue qui est descendue avec nous, si on veut discuter c’est avec la rue et non pas avec les membres de la commission. »

Dimanche prochain, Jallal et ses amis ont donc prévu de redescendre dans la rue. Une marche test pour continuer à faire pression sur le pouvoir et obtenir des garanties que la réforme de la Constitution ne soit pas qu’un simple lifting.

Il faut voir aussi si ces jeunes arriveront à mobiliser les Marocains autour de leur boycott de la commission de réforme de la Constitution.

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