Algérie : Bouteflika malade, l'opposition veut une présidentielle anticipée - Afrique - RFI

 

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Afrique

Abdelaziz Bouteflika Algérie

Algérie : Bouteflika malade, l'opposition veut une présidentielle anticipée

media

Pour la première fois depuis le début, en janvier dernier, de la vague contestation sociale et politique qui secoue le pays, des personnalités demandent publiquement et de façon explicite que le voile soit levé sur l’état de santé du président Bouteflika. Sans attendre que ce point soit clarifié, un chef de parti appelle à une présidentielle anticipée.

 

C’est de Fawzi Rebaïne, candidat à la dernière présidentielle de 2009 et chef d’une petite formation politique qu’est parti le coup. « Le bulletin médical du chef de l’Etat doit être publié. Si le président est malade, qu’il se soigne » a notamment déclaré Fawzi Rebaïne. Et sans attendre un éventuel bulletin médical, il a appelé à une élection présidentielle anticipée.

De son coté, Maître Ali Yahia Abdenour, président d’honneur de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme a estimé que « lors de son discours (le 15 avril dernier), le président a donné une image pathétique d'une personne usée par la maladie, incapable d'assurer sa fonction ».

Pour cet avocat octogénaire, l'article 88 de la Constitution est peut-être la solution. Cet article stipule que « lorsque le président de la République, pour cause de maladie grave et durable, se trouve dans l'impossibilité totale d'exercer ses fonctions, le Conseil constitutionnel, se réunit de plein droit et, après avoir vérifié la réalité de cet empêchement par tous moyens appropriés, propose, à l'unanimité, au Parlement de déclarer l'état d'empêchement ».

Ces déclarations politiques tombent au moment où le pays est encore secoué par une vague de contestations.
 

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