Republier
Tchad

Idriss Déby Itno en 13 dates


©

Une élection présidentielle sans suspense a eu lieu au Tchad, lundi 25 avril 2011. Devant le boycott de l’opposition, le président sortant et candidat à sa propre succession, Idriss Déby Itno, est assuré d’être reconduit à la tête du pays pour un cinquième mandat. Retour sur les grandes dates qui ont fait l’histoire du dirigeant tchadien.

1952 - Naissance
Naissance à Berdoba (nord-est du Tchad) dans une famille musulmane.

1980 - Entrée en rébellion
Idriss Déby entre en rébellion aux côtés de Hissène Habré, ancien Premier ministre tchadien, qui le nomme commandant en chef des Forces armées du nord (FAN).

1982 - Renversement de Goukouny Weddeye
Toujours aux côtés de Habré, Déby participe au renversement du régime de Goukouny Weddeye. Hissène Habré devient président de la République.

1989 - Fuite au Soudan
Idriss Déby, alors conseiller de Habré pour la Défense et la sécurité est soupçonné de complot par la présidence tchadienne. Il fuit au Soudan.

1990 - Renversement de Hissène Habré
A la tête du Mouvement patriotique de salut (MPS), qu’il a créé plus tôt dans l’année, Idriss Déby s’empare de Ndjamena le 1er décembre et chasse Habré du pouvoir. Le 4 décembre, il devient président du Conseil d’Etat.

1991 - Désigné président de la République
Idriss Déby est désigné président de la République par le MPS. Dans les premiers temps de son mandat, il fait adopter le pluripartisme avant qu’une conférence nationale, tenue en 1993, ne donne au pays des institutions provisoires.

1996 - Première élection au suffrage universel
Idriss Déby est élu à la présidence lors du premier scrutin pluraliste au suffrage universel organisé au Tchad, suite à l’adoption de la Constitution de 1996. Il bat Abdelkader Wadal Kamougué avec 69,09% des voix au deuxième tour. Ce mandat sera marqué, à partir de 1998, par une rébellion du Mouvement pour la démocratie et la justice au Tchad (MDJT) dans le Tibesti (nord).

2001 - Deuxième élection à la présidence
Idriss Déby remporte l’élection présidentielle dès le premier tour avec 63,17% des voix.

2004 - Modification de la Constitution
Alors que le Tchad est devenu producteur de pétrole un an auparavant, Idriss Déby fait modifier la Constitution. La limitation à deux mandats présidentiels est supprimée pour lui permettre de se représenter. Le texte est adopté à main levée, par 123 voix pour, 0 contre et une abstention, alors que les députés de l’opposition ont refusé de prendre part au vote.

2006 - Troisième élection à la présidence
Idriss Déby est réélu président de la République du Tchad pour la troisième fois. Il s’impose au premier tour avec 77,53% des suffrages. Cette élection intervient dans un climat de crise : en avril, une offensive rebelle sur Ndjamena avait été repoussée par les forces loyalistes. Les relations diplomatiques avec le Soudan avaient alors été rompues, le Tchad soupçonnant l’implication de son voisin. Cette rébellion s’était appuyée sur une vague de désertions dans l'armée durant l’année précédente. Les mutins s’étaient retranchés dans l'est du pays, proche du Soudan.

2008 - Attaque rebelle contre Idriss Déby
La plus importante attaque rebelle contre le régime sur Ndjamena depuis 1990, encercle le palais présidentiel avant d'être repoussée. La France apporte à cette occasion un soutien logistique au régime tchadien.

2010 - Processus de normalisation avec le Soudan
Après cinq ans de guerre par rébellions interposées, Ndjamena et Khartoum s’engagent dans un processus de normalisation. Au Tchad, le président soudanais Omar el-Béchir affirme vouloir « tourner la page ».

2011 - Candidat pour un cinquième mandat
Idriss Déby se présente à l’élection présidentielle. Celle-ci intervient dans un climat politique tendu. Les résultats des législatives de février ont été rejetés par l’opposition et trois des principaux opposants au président appellent au boycott de l’élection.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.