L'Union africaine tente une médiation entre les pro-Kadhafi et les insurgés

Devant le siège de l'Union africaine à Addis-Abeba.
© (Photo: Reuters)

« Un début encourageant ». C’est ainsi que l’Union africaine qualifie ses premiers entretiens avec les deux camps, des représentants du colonel Kadhafi et des représentants des insurgés du Conseil national de transition. L’objectif de ces rencontres à Addis-Abeba est d’obtenir un cessez-le-feu alors que la situation s'enlise sur le terrain.

Abdullah Alzubedi , ancien ambassadeur libyen en Afrique du Sud et membre du CNT (Conseil national de transition), a été clair : pas de négociations tant que Mouammar Kadhafi n’aura pas quitté le pouvoir. 

Le gouvernement libyen, lui, pointe du doigt la mauvaise volonté des insurgés. Selon Abdelati Obeïdi, ministre des Affaires étrangères : « Personne ne rejette cette feuille de route à l’exception des Libyens de Benghazi. Ils devraient suivre leur bon sens, suivre la communauté internationale, s’asseoir avec nous et parler de nos différends. A commencer par le cessez-le-feu (... ) et alors nous pourrons parler des aspirations légales des Libyens, de tous les Libyens ».

Du côté de l’Union africaine, on sauve les apparences. La médiation piétine, mais Noureddine Mezni, porte-parole du président de l’Union africaine, n’en démord pas, la venue des rebelles est déjà un grand progrès : « La présence du conseil intérimaire à Addis-Abeba est un bon début. Ca nous encourage. Ils comprennent mieux maintenant la position de l’Union africaine. Ils nous ont dit qu’ils sont prêts à coopérer avec nous. Ca nous encourage à continuer la discussion avec eux afin de réaliser la paix. Mais la paix passe aussi par la nécessité absolue d’avoir un cessez-le-feu ».

Chacun garde donc le cap. L’UA en appelle au cessez-le-feu, mais n’est pas prête pour l’instant à s’opposer à son père fondateur, Mouammar Kadhafi.

 

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