Côte d'Ivoire : le difficile désarmement des milices pro-Gbagbo

Le «Commandant Ben Laden» et ses soldats à Yopougon, un quartier d'Abidjan, le 28 avril 2011.
© REUTERS/Luc Gnago

Cela fait neuf jours que les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire tentent de convaincre les miliciens pro-Gbagbo retranchés dans la commune de Yopougon de déposer les armes. Quelques uns l’ont déjà fait, mais le gros des groupes paramilitaires font encore le coup de feu. C’était le cas lundi dernier avec des échanges de tirs à l’arme lourde. Mais les FRCI espèrent réussir leur mission de désarmer les miliciens, sans recourir à la force.

Avec notre envoyé spécial à Abidjan

A la station Gesco, à Yopougon, le « commandant Ben Laden » attendait le signal hier jeudi après-midi, pour se rendre au point de rendez-vous, où, dit-il, la majorité des miliciens vont déposer les armes. Combien sont-ils au total dans cette commune qui s’est progressivement vidée de sa population ces derniers jours ? Le «Commandant Ben Laden», de son vrai nom Ousmane Coulibaly.

« Nous, au tout début, nous les avons évalué à près de 3 000 miliciens. Avec les événements qui se sont passés lundi passé, il y a eu des échanges de tirs à l’arme lourde, il y a une bonne partie qui a réussi à s’évader et il y a encore quelques petites poches de résistance, notamment les mercenaires et les miliciens libériens ».

Les FRCI attendent depuis mardi que ces miliciens viennent déposer les armes. Une cérémonie est même programmée tous les jours depuis cette date, puis reportée, pour des raisons de sécurité.

« Chaque fois qu’un groupe de miliciens se réunit pour décider de se ranger, dit Maguy le Tocard, un chef patriote capturé quelques jours après la chute de Laurent Gbagbo, ceux qui veulent poursuivre la résistance leurs tirent dessus. » Maguy Le Tocard et Eugène Djué, un autre responsable de la galaxie patriotique, continuent, au téléphone, de sensibiliser leurs compagnons pour qu’ils déposent les armes.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.