Ouverture du procès de deux chefs rebelles rwandais en Allemagne

Straton Musoni arrive au tribunal de Stuttgart en Allemagne, le 4 mai 2011.
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Le procès de deux chefs rebelles rwandais présumés s'est ouvert mercredi 4 mai devant un tribunal spécial de Stuttgart en Allemagne. Accusés d'avoir ordonné des massacres et des viols en République Démocratique du Congo, Ignace Murwanashyaka et son adjoint présumé, Straton Musoni, doivent répondre de 39 chefs d'inculpation pour crimes de guerre et de 26 autres pour crimes contre l'humanité commis entre 2008 et 2009 au Congo.

Avec notre correspondant à Berlin, Pascal Thibaut

Les deux hommes n’ont laissé percer aucune émotion et ont écouté, sans faire aucune déclaration, la lecture de l’acte d’accusation durant plus d’une heure. Une longue liste de meurtres, de viols de pillages d’incendies de prises d’otages, autant d’atrocités commises en 2008 et 2009 par le FDLR ( Forces démocratiques de libération du Rwanda) en République démocratique du Congo.

Des opérations orchestrées depuis l'étranger

Le chef de la rebellion hutu rwandaise Ignace Murwanashyaka et son adjoint Straton Musoni, installés tous les deux depuis deux décennies en Allemagne sont accusés de 26 crimes contre l’humanité et de 39 crimes de guerre. Autant d’opérations orchestrées depuis l’Allemagne comme le montrent des enregistrements d’appels téléphoniques et autres courriels qui figurent parmi les 150 classeurs du dossier.

Premier procès de ce type en Allemagne

La première journée de procès a été suspendue à la demande de la défense. Les avocats ont dénoncé un procès politique et estimé qu’ils n’avaient pas eu accès à toutes les pièces du dossier. Autant de critiques rejetées par le parquet qui a ordonné la poursuite du procès. Les représentants des organisations de défense des droits de l’homme qui assistaient au début de la procédure se sont félicité de sa tenue. 

Ce procès est le premier depuis l’introduction dans le droit allemand en 2002 de toutes les atteintes au droit international relevant en principe de la compétence de la Cour pénale internationale.

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