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Afrique

Blaise Compaoré Burkina Faso

Un soldat mutin burkinabè se confie à RFI

media Ouagadougou, 1er avril 2011. Un soldat salue le président Blaise Compaoré. © Ahmed Ouoba

La mutinerie des militaires burkinabè est-elle terminée ? C'est la grande question aujourd'hui au Burkina Faso. Le gouvernement a promis des mesures, notamment des primes de logement et d'alimentation. Suffiront-elles à dissiper un malaise qui semble profond ? Un soldat mutin se confie à RFI.

Ecoutez l'intégralité de l'interview du soldat mutin Adama 10/10/2013 - par Carine Frenk écouter

Pas facile pour un soldat d’accepter de parler micro ouvert. Mais Adama (prénom d'emprunt) a tant de choses à dire : ses difficultés au quotidien, se loger, se nourrir, quand les prix ne font que grimper. Et les chefs qui restent sourds aux revendications des soldats. « On leur en veut beaucoup. Ils ne nous respectent pas, et quand on vient souligner une doléance, ils nous chassent. Ils nous insultent comme des enfants. On les soupçonne de détourner de l’argent, beaucoup. »

Pas de doute, le malaise au sein de l’armée burkinabè est profond. C’est pour cela que les soldats se sont mutinés.

« Ce n’est pas de notre faute. Les militaires maintenant, nous sommes devenus des insolvables. On partage le même quotidien, comme les civils. Tout ça, s’est ressorti dans ce problème. C’était très violent ! Il fallait ça. Et maintenant, quand on est sorti avec les armes, on nous a écouté. »

Aujourd’hui, selon Adama, la troupe a le sentiment d’avoir obtenu satisfaction. Les primes seront revues à la hausse et Blaise Compaoré a pris le poste de ministre de la Défense dans le nouveau gouvernement.

« Le président a dit de se calmer. Lui-même il s’en chargera. On le croit. Il va le faire. Tout est calme pour le moment. Pour le moment tout est calme… Parce qu’un matin, si on n’est pas satisfait, on va ressortir encore.

 - Les civils n’ont pas d’armes ? 

 - Tant pis pour eux ! Mais nous, on a des armes. On peut toujours se faire entendre. »

Ont-ils peur des sanctions ? Non, répond sans ambages Adama.

« On ne peut pas condamner tous les militaires burkinabè. Si réellement on veut condamner les militaires burkinabè, c’est les autorités d’abord. Il n’y a pas de raison que nous les petits, on paie.»

Du côté du commandement militaire, on ne souhaite pas s’exprimer pour le moment.

Le 14 avril 2011, les militaires du régiment de sécurité présidentiel se mutinent à Ouagadougou. Très vite la mutinerie se répand à d'autres casernes. Plusieurs raisons sont avancées sur la révolte des soldats : des primes de logement non versées, une décision de justice jugée trop lourde à l'encontre de cinq soldats.

À la suite de ces incidents et des pillages, le président Blaise Compaoré avait limogé son chef d'état-major et plusieurs responsables de la chaîne de commandement des forces de l'ordre. 

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