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Libye

La femme qui accuse des soldats libyens de viol exfiltrée de Libye

Capture d'écran d'une vidéo d'Imane el-Obeidi tournée par un journaliste dans le hall de l'hôtel Rixos à Tripoli.
© DR

Les images d'Imane el-Obeidi en pleur dans le hall de l'Hôtel Rixos à Tripoli avaient fait le tour du monde. Au mois de mars, la jeune avocate avait fait irruption dans cet hôtel en affirmant aux journalistes internationaux avoir été violée. Elle serait parvenue à quitter la Libye et aurait trouvé refuge à l'ambassade de France en Tunisie avant de se rendre au Qatar. Information à prendre avec précaution pour le moment mais tout laisse à croire qu'elle est dans un lieu sûr.

Imane el-Obeidi a été vue à l'ambassade de France à Tunis samedi 7 mai 2011 aux alentours de minuit. C'est tout du moins ce qu'affirme CNN. La jeune avocate a accordé un entretien à la chaîne américaine. Elle raconte qu'elle a fui son pays en voiture avec deux militaires libyens qui ont fait défection.

D'après CNN, c'est une voiture appartenant à la diplomatie française qui est allée la chercher à la frontière tunisienne. Le Quai d'Orsay n'a ni démenti ni confirmé l'information. D'après un responsable rebelle, elle a pu gagner le Qatar où elle rencontrera bientôt la presse.

Il y a deux mois, vêtue d'une robe noire et d'un foulard bordeaux, elle avait fait irruption, hystérique, à l'hôtel Rixos à Tripoli alors que les journalistes internationaux séjournant à l'hôtel prenaient le petit-déjeuner. Elle avait dit avoir été violée deux jours durant par quinze miliciens de Mouammar Kadhafi.

Des reporters disent avoir vu des marques de corde et des bleu sur son corps. Des officiels du régime s'étaient immédiatement interposés et l'avait évacuée de l'hôtel sans ménagement. Puis elle avait été emmenée en voiture pour une destination inconnue. Lors d'une conférence de presse, Tripoli l'avait ensuite présentée comme une femme ivre qui avait des troubles mentaux.

Son témoignage a provoqué une bousculade dans l'hôtel, les officiels de Mouammar Kadhafi voulaient confisquer les appareils photos et les cartes mémoire pour effacer toute trace des accusations de la jeune femme. Les journalistes et plusieurs ONG s'étaient inquiétés du sort réservé à cette avocate et avaient demandé à Tripoli de lui permettre de quitter la Libye.

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