En Libye, les rebelles prennent le contrôle de l'aéroport de Misrata


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En Libye, les rebelles s'emparent de l’aéroport de Misrata tandis que la capitale Tripoli a de nouveau été visée par des missiles de l'Otan. Sur le front diplomatique, l'Union européenne va ouvrir un bureau à Benghazi afin d'assister le Conseil national de transition. Pour sa part, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a appelé les autorités libyennes à cesser de viser les rebelles.

Au terme de combats intenses qui ont duré toute la nuit de mardi à mercredi et qui se sont prolongés dans la matinée, les rebelles sont parvenus à prendre le contrôle de l'aéroport de Misrata. C'est tout du moins ce qu'a constaté un journaliste de l'AFP. Les rebelles ont mis le feu aux chars laissés sur place par les forces loyales à Mouammar Kadhafi. Par ailleurs, une quarantaine de roquettes Grad ont été saisies, il n’y a pas encore de bilan humain concernant ces combats à Misrata. On ignore pour le moment si l'aéroport est opérationnel, si ces pistes sont toujours praticables.  

Misrata vit sous perfusion humanitaire grâce au port de Misrata, il se peut donc que les habitants de Misrata, qui sont assiégés depuis plus de deux mois, puissent être ravitaillés par voie aérienne.
 
Parallèlement, d'autres combattants rebelles de Misrata sont parvenus à gagner du terrain vers l'ouest. Ils se seraient rapprochés de Zliten sur la route côtière qui mène à Tripoli.
 
Cet après-midi, la capitale Tripoli a de nouveau été la cible de missiles lancés par la coalition, a rapporté un témoin. L’Otan intensifie les frappes sur la capitale. L’Alliance atlantique affirme viser des nœuds de communication et de commandement militaire de Kadhafi dans la ville et ne vise pas explicitement Mouammar Kadhafi, dont la dernière apparition publique remonte au 30 avril.
 
Sur le front diplomatique, l'Union européenne va ouvrir un bureau à Benghazi, le fief des insurgés dans l'est du pays. La Haute représentante de l'UE, Catherine Ashton, l'a annoncé devant les parlementaires européens à Strasbourg. Il s’agit d'assister directement le Conseil national de la transition déjà reconnu par la France et l'Italie. De son côté, le secrétaire général des Nations unies a appelé les autorités libyennes à cesser de viser les rebelles.

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