Le partage des eaux du Nil au centre de la tournée africaine du Premier ministre égyptien

Le Nil parcourt pas moins de sept pays africains
© RFI / Pierre Moussart

Le Premier ministre égyptien, Essam Charaf a quitté, mercredi 11 mai, la ville du Caire pour l’Ouganda et doit se rendre en Ethiopie pour des visites dominées par l'épineuse question du partage des eaux du Nil. Si sa visite en Ouganda est aussi l'occasion pour lui d'assister à l'investiture du président Museveni, réélu en février dernier, celle de jeudi 13 mai à Addis Abeba sera l'occasion d'aborder les projets hydrauliques éthiopiens sur le Nil et notamment le traité de partage des eaux du Nil que contestent six pays de la région.

Pour l'Egypte le soleil se lève au sud, dans les montagnes d'Afrique, là où le Nil prend sa source. Depuis un an, le Caire est confronté à une fronde emmenée par l'Ethiopie qui conteste le vieux traité de partage des eaux du Nil. Traité qui donne à l'Egypte la part du lion sur le débit du fleuve et un droit de regard sur tout projet hydraulique construit sur le Nil.

Des relations tendues entre l'Egypte et l'Ethiopie

Depuis le début de l'année, six pays ont signé un traité qui vise à remplacer un texte datant de 1929. L'Ethiopie, l'Ouganda, le Burundi, le Kenya, le Rwanda et la Tanzanie remettent en cause le droit de veto du Caire et réclament un nouveau partage des eaux. Ce traité inquiète le Caire car l'Ethiopie a justement lancé un projet de barrage afin de produire 5 000 mégawatts d'électricité. Les relations entre l'Egypte et l'Ethiopie sont devenues plus que tendues, Addis-Abeba accusant même le Caire de financer des mouvements rebelles sur son territoire.

L'Egypte post-Moubarak relance sa diplomatie africaine

Mais les nouveaux dirigeants égyptiens veulent profiter de la rupture avec l'ère Moubarak pour relancer leur diplomatie africaine et renouer avec les pays africains traversés par le Nil. La gestion des eaux du fleuve nourricier est en effet un enjeu national pour les soixante dix millions d'Egyptiens qui redoutent des pénuries d'eau d'ici 2017.

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