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Madagascar

La protection de la biodiversité un défi pour Madagascar

L’île de Madagascar a une biodiversité unique au monde.
© Lynn Johnson

A Madagascar, l’environnement est une des principales victimes de la crise politique alors que la Grande Ile a une biodiversité unique au monde. La Banque mondiale est l’un des plus importants bailleurs du secteur. Quand l’aide au pays a été suspendue, elle a maintenu une activité minimum pour continuer de soutenir les aires protégées et les communautés locales engagées dans ces programmes. Mais le programme s’achève mi-juin 2011 et un projet de financement additionnel doit être validé. La semaine dernière, la plateforme malgache Vohary Gasy s’était pourtant élevée contre cette idée, arguant que les engagements du gouvernement de transition n’étaient pas assez forts, notamment concernant le trafic de bois de rose.

Stopper, même temporairement, le financement de la conservation de l’environnement serait pour la Banque mondiale synonyme d’un désastre écologique irréparable. Même si elle a réduit la voilure au strict minimum, elle ne peut se retirer du jour au lendemain, comme l’explique l’expert Jean-Christophe Carret.

« On soutient la création et la gestion de ces parcs depuis une vingtaine d’années et notre dernier projet s’achève au mois de juin, il n’y a plus d’argent. C’est la raison pour laquelle nous avons préparé ce qu’on appelle un financement additionnel, ce n’est pas un nouveau projet ».

En attendant la reprise d’une aide traditionnelle, une mesure transitoire de trois ans est donc proposée. Car bien que le régime actuel ne soit pas reconnu, les richesses endémiques du pays ont un statut particulier.

« Madagascar ayant ce trésor de biodiversité, il ne revient pas à un pays aussi pauvre que Madagascar de le protéger, ajoute Jean-Christophe Carret. On est en face d’un bien public mondial. On n’aurait pas continué à financer des fonctions environnementales qui n’intéressaient que le pays ».

La Banque mondiale tient à rassurer la plateforme Vohary Gasy. Il n’y aura pas d’investissement dans l’écotourisme ou dans la recherche, et le financement sera stoppé à la première entorse.

« On a introduit une clause suspensive très forte, liée au respect par le gouvernement de ses propres lois, pour Jean-Christophe Carret. Tout non-respect des normes environnementales et sociales entraînerait après 30 jours un arrêt immédiat du projet ».

Si le financement est validé, 52 millions de dollars seront injectés, dont une quarantaine sous formes de crédit. Une opération contraire aux engagements de la transition de ne pas contracter de nouveaux prêts.

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