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Burkina Faso

Burkina Faso : les tirs des militaires reprennent à Pô


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De nouveaux tirs de militaires, des tirs en l'air étaient entendus le 14 mai 2011 à Pô, ville du sud du Burkina Faso située à 143 km d’Ouagadougou, à la frontière ghanéenne déjà touchée par des mutineries de soldats qui ont secoué le pays en avril. Les militaires qui réclamaient notamment des primes de logement et d'alimentation avaient cessé leur mouvement après avoir obtenu satisfaction.

La ville de Pô est la ville où l'on forme les troupes d'élites, les commandos. Elle abrite aussi l'académie militaire pour la formation des officiers. Comme dans toutes les garnisons du pays, les militaires s'étaient mutinés le mois dernier. Depuis, le calme était revenu et l'on croyait la colère passée.

Pendant plusieurs heures les militaires ont donc tiré en l'air, des tirs à l'arme légère moins violents qu'en avril dernier selon plusieurs habitants.

Tout le monde a peur. Vous entendez les coups de feu ? Les gens courent partout. Ils cherchent à trouver un abri.
Un habitant témoigne de la situation dans la ville de Pô
10-10-2013 - Par RFI

D’après ces témoignages, les soldats affirment ne pas avoir perçu les primes que le gouvernement leur a promises.

« Cela a commencé dans les environ de 16h00 », explique Damien qui habite le centre-ville et il ajoute : « ils revendiquent les primes qu’ils n’ont pas reçues. Puis ils ont pris toute la ville et il ya eu des coups de feu partout et quand ils voient un groupe qui sont assis par terre en train de discuter comme d’habitude, ils disent aux gens qu’il faut rentrer. Ils ne veulent voir personne dehors ».

A l'état-major des armées à Ouagadougou, on se déclare « surpris » par cette poussée de fièvre.

Dans la capitale burkinabè toujours, des milliers de femmes ont manifesté hier pour la paix. La marche organisée par un Collectif d'organisations de femmes proches du pouvoir s'est déroulée sans incident dans le centre de la capitale. Les manifestantes ont lu à la fin de la marche un message au président Compaoré. " Le présent message vient du fond de nos coeurs déchirés pour vous traduire notre douleur, nos meurtrissures multiformes au regard des violations graves de nos droits ».

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