Republier
Burkina Faso

Nouveaux tirs de militaires à Bobo-Dioulasso, colère des commerçants


©

Malgré les avantages financiers accordés aux militaires mécontents par le régime de Blaise Compaoré, la mutinerie ne se calme pas au Burkina Faso. Un nouvel épisode de pillages et de tirs en l’air est signalé dans la capitale économique du pays, Bobo-Dioulasso. Depuis mardi 31 mai, c’est le camp Ouezzin Coulibaly qui est entré dans le mouvement de révolte. Les commerçants de la ville, excédés par les pillages se sont réunis ce jeudi 2 juin et ont saccagé la mairie.

Ce matin, les commerçants se sont réunis pour aller saccager la mairie...C'était tendu, c'était vraiment tendu.
Lanciné, commerçant à Bobo-Dioulasso
10-10-2013 - Par Frédéric Garat

La situation est tendue à Bobo Dioulasso. Des militaires tiraient en l'air ce jeudi 2 juin dans la ville. Comme la nuit dernière, où ils se sont aussi livrés à des pillages dans la capitale économique du Burkina Faso. C'est d'ailleurs ce qui a visiblement poussé aussi les commerçants à manifester et à s'en prendre à des édifices publics : ils se sont notamment attaqués à la mairie. Selon des témoins, ils ont été dispersés par les gendarmes.

Je comprends les commerçants
Salia Sanou, le maire de Bobo-Dioulasso
10-10-2013 - Par Marie-Pierre Olphand
« Les jeunes commerçants manifestent leur ras-le-bol, je leur donne raison : nous leur avons fait des promesses hier (mercredi) qu'on allait les dédommager, ils ont gar le calme, et maintenant on vient les piller encore ! », a expliqué le maire, Salia Sanou.

Depuis le mois de mars, les garnisons du pays se sont soulevées afin de réclamer des indemnités et des primes. Et c’est à chaque fois le même scénario: tirs en l’air et pillages. Le régime de Blaise Compaoré a accordé, il y a quelques semaines, les versements demandés. Mais la grogne persiste. Et cette fois, c’est le camp de Ouezzin Coulibaly au sud-ouest du Burkina Faso qui se mutine. Les tirs se poursuivaient ce jeudi 2 juin à l’intérieur de ce camp.

Les militaires ont commencé à tirer en l'air...Et tout le monde était en train de fuir pour rentrer à la maison.
Le récit d'Abubakar, un témoin des événements
10-10-2013 - Par Sarah Tisseyre


Il s'agit d'une crise sans précédent pour le président Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 1987 et dont l'autorité est défiée par les mutins depuis le début du mouvement. Ni la nomination en avril dernier d'un nouveau Premier ministre, Luc Adolphe Tiao, ni les mesures en faveur des militaires n'ont jusqu'ici permis d'arrêter le mouvement. 

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.