Le gouvernement ivoirien réagit au rapport d'Human Rights Watch


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Les autorités ivoiriennes doutent des accusations de Human Rights Watch selon lesquelles 149 personnes auraient été tuées à Abidjan par les FRCI fidèles à Alassane Ouattara, depuis l'arrestation de Laurent Gbagbo, le 11 avril. Le ministre de l’Intérieur, Hamed Bakayoko, promet néanmoins de faire mener une enquête en toute transparence.

Jeudi 2 juin, l'organisation de défense des droits de l'homme Human Rights Watch affirmait dans un rapport que 149 personnes avaient tuées à Abidjan par les FRCI fidèles à Alassane Ouattara, depuis le 11 avril, date de l'arrestation de Laurent Gbagbo. L'ONG demandait également aux autorités ivoiriennes de sanctionner au moins trois commandants de zone, dont Cherif Ousmane, l'un des piliers de l'ex-rébellion ivoirienne.

Les témoignages insuffisants

Conscient de la gravité de ces accusations, le ministre de l’Intérieur du gouvernement Ouattara, Hamed Bakayoko, a promis qu’une enquête serait diligentée et qu’il n’y aurait pas d’immunité si les faits étaient avérés. Il se montre néanmoins sceptique quant aux conclusions du rapport et prévient que les témoignages ne suffisent pas, qu’il lui faut des preuves tangibles.

Les témoignages, ce n'est pas suffisant
Ahmed Bagayoko
10-10-2013 - Par Marie-Pierre Olphand


Le ministre de l'Intérieur ne croit pas à la persistance d'exactions et de violations des droits de l'homme et attend des résultats rapides des mesures de sécurisation prises par le gouvernement.

Il y a encore du racket, et ça et là quelques dérapages que nous sommes en train de corriger... toutes ces mesures vont donner des résultats concrets dans les jours et les mois à venir.
«Il y a encore des tracasseries pour la population» reconnaît Hamed Bakayoko
10-10-2013