SADC : un sommet pour Madagascar au Bostwana


© (Source : www.sadc.int)

A Madagascar, on aura cette semaine une nouvelle fois les yeux tournés vers l’Afrique. Après Maputo, Pretoria ou Windhoek, c’est cette fois à Gaborone, au Botswana, que se joue l’avenir de la transition de la Grande île. Un sommet malgacho-malgache a été convoqué par la SADC, mais l’organisation régionale est restée floue sur son agenda et sur ses objectifs. Plus de deux ans après la chute de Marc Ravalomanana, les perspectives d’une sortie de crise restent très incertaines.

Si les précédents sommets organisés en Afrique depuis août 2009 laissaient entrevoir aux optimistes une solution à la crise malgache, celui qui va se tenir à partir de ce lundi 6 juin 2011 à Gaborone laisse peu d’espoir. La SADC, Communauté de développement de l'Afrique australe, se singularise par son indécision sur le dossier et ne semble pas avoir l’autorité nécessaire pour imposer un schéma.

Les positions des adversaires malgaches sont inconciliables

D’un côté, Andry Rajoelina va au Botswana avec la ferme intention de signer officiellement la feuille de route proposée par la médiation en mars dernier, et qui lui est très favorable. Claquera-t-il alors la porte si on lui propose d’y apporter quelques amendements qui réduiraient ses prérogatives ?

A l’inverse, l’opposition des trois mouvances des anciens présidents vient pour renégocier le document, qu’elle ne validera certainement pas dans sa forme actuelle.

Au milieu de tout ça, la SADC ne sait pas sur quel pied danser. Entérinant un pouvoir très important à Andry Rajoelina, la feuille de route ne lui convient pas. Mais il lui est difficile de désavouer trop brutalement Leonardo Simao, son médiateur à l’origine du document.
Pleine d’incertitudes, l’étape de Gaborone sera un point de passage important, mais pas forcément sur la voie d’une sortie de crise durable.

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