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Madagascar

Madagascar : échec de la SADC à Gaborone mais une nouvelle rencontre est prévue

Le logo de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC).
© Source : www.sadc.int

Sentiment de frustration à Madagascar après la réunion de Gaborone, au Botswana, qui était pourtant considérée comme celle de la «dernière chance» par la SADC. Après deux jours de discussions, l’organisation régionale a clôturé les débats en renvoyant à un nouveau sommet, samedi prochain en Afrique du Sud. Même si l’on se doutait que le dialogue serait difficile, on espérait qu’une feuille de route consensuelle soit signée par les participants. Ce nouvel échec maintient les incertitudes sur l’avenir de Madagascar. 

«Non, non !» C’est la réponse, franche et désespérée, de Rupiah Banda à la question de savoir si les acteurs malgaches étaient proches d’un accord. Le président zambien ne pensait sans doute pas que la partie serait aussi difficile, même s’il semblait évident que les positions des uns et des autres étaient inconciliables.

La médiation avait décidé d’élargir les débats : ce ne sont non plus quatre mouvances mais onze groupements politiques qui participent aux discussions. Et logiquement, c’est la cacophonie qui l’a emporté. Prochaine étape : un nouveau sommet de la SADC, samedi en Afrique du Sud. Un rapport sur la situation malgache y sera présenté, des recommandations seront faites. Mais avec quel objectif ?

La SADC pêche par son indécision

La SADC préconise un retour à la «normalité constitutionnelle» et la tenue «d’élections libres, justes et transparentes». C’est le moins qu’elle puisse faire. Mais en échouant une nouvelle fois à imposer un schéma, elle laisse les Malgaches dans l’incertitude. Andry Rajoelina disait aller à Gaborone pour entériner la feuille de route, cela n’a pas été le cas. Ses adversaires voulaient un nouveau texte, il n’y en a pas eu non plus.
 

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