Le nouveau rapport de l'ONU met en cause les deux camps, pro-Ouattara et pro-Gbagbo

Les deux camps, pro-Ouattara et pro-Gbagbo, sont mis en cause dans le nouveau rapport de l'ONU sur les violations commises en Côte d'Ivoire suite à l'élection présidentielle de novembre 2010. L'enquête a été menée par une commission mandatée par le Conseil des droits de l'homme qui s'est rendue en Côte d'Ivoire du 4 au 28 mai 2011.

« De nombreuses violations graves des droits de l'homme et du droit international humanitaire ont été commises et certaines de ces violations pourraient constituer des crimes contre l'humanité et des crimes de guerre ».

Les auteurs de ces crimes sont aussi bien les pro-Ouattara que les pro-Gbagbo. Les enquêteurs pointent notamment les Forces de défense et de sécurité (pro-Gbagbo) et leurs alliés mercenaires, puis lors de leur contre-offensive et depuis leur contrôle du pays, les Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI), proches d'Alassane Ouattara.

Autre constat de la commission de l'ONU qui a visité en particulier les villes de Duékoué, Guiglo, Korogho, Odienné et San Pedro : « Les nombreuses victimes, dans l'ouest, du sud-ouest et Abidjan ont payé un lourd tribut » car selon les recoupements des enquêteurs « environ 3 000 personnes ont pu être tuées ».



En conclusion, la Commission recommande au gouvernement ivoirien de veiller à ce que les auteurs des violations soient traduits en justice.

Et pour accompagner les autorités ivoiriennes dans la lutte contre l'impunité, elle recommande la mise en place d'un mécanisme indépendant sur la situation des droits de l'homme en Côte d’Ivoire et de publier le rapport de la commission d’enquête  internationale établie par la commission des droits de l’homme en 2004 pour permettre une vision plus globale de la situation des droits de l’homme.