Perquisitions à Paris dans l'affaire des «biens mal acquis»

Un membre de la « cellule françafrique » devant un hôtel particulier soupçonné d'appartenir à la famille du défunt chef d'Etat gabonais Omar Bongo Ondimba, à Paris en 2008.
© (Photo : AFP)

Le parquet de Paris a fait procéder mercredi 15 juin 2011 à des perquisitions dans le cadre de l'enquête sur les « biens mal acquis » portant sur le patrimoine en France de trois chefs d'Etat africains et de leurs proches. Dans le camp de l’accusation on estime que la procédure va dans le bon sens, et dans l’autre que les enquêtes ne donneront rien.

Des perquisitions ont eu lieu mercredi 15 juin 2011 à Paris chez des avocats et notaires dans le cadre de l'enquête sur les « biens mal acquis » portant sur le patrimoine en France de trois chefs d'Etat africains et de leurs proches. Il s'agit de Denis Sassou Nguesso du Congo, Teodoro Obiang Nguema de Guinée équatoriale et du défunt chef d'Etat gabonais Omar Bongo Ondimba. Ces perquisitions visaient « à chercher tous documents en relation » avec le patrimoine des chefs d'Etat chez leurs avocats et notaires. Des documents ont été saisis.

L’enquête se poursuit

Récemment, le parquet avait refusé d'élargir l'enquête sur le patrimoine en France de ces présidents et de leurs proches, qui ont continué d'acquérir voitures de luxe et œuvres d'art après le dépôt d'une plainte pour « biens mal acquis » en 2008. Ces nouvelles perquisitions montrent en tout cas que, pour ce qui est des acquisitions d'avant 2008, l'enquête se poursuit.

Pour Me William Bourdon, avocat de Transparency International France, l'association anti-corruption qui a déposé cette plainte dans cette affaire, c'est le signe que les juges d'instruction font leur travail.

On va entrer dans une phase de plus en plus aiguë.
William Bourdon
10-10-2013 - Par Carine Frenk



En revanche, pour Me Jean-Pierre Versini, avocat du président Denis Sassou Nguesso, tout cela est révélateur de l'embarras du parquet dans ce dossier.

Il y aura une enquête mais pas de condamnation.
Jean-Pierre Versini
10-10-2013 - Par Carine Frenk

 

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