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Article publié le : lundi 27 juin 2011 - Dernière modification le : lundi 27 juin 2011

A Madagascar, la crise politique engendre pauvreté et sous-développement

Enfants dans le village de de Fotsy Alanana, en avril 2010, à l'occasion d'une visite d'une délégation de l'Unicef.
Enfants dans le village de de Fotsy Alanana, en avril 2010, à l'occasion d'une visite d'une délégation de l'Unicef.
Ghetty/David Gillanders

Par RFI

L’ONU s’inquiète de l’augmentation de la pauvreté à Madagascar. 76% des Malgaches vivent avec moins de 1,25 dollars par jour et sont considérés comme pauvres, contre 68 % en 2005. La situation sociale se détériore depuis le début de la crise politique il y a plus de deux ans et la suspension des aides extérieures. Le nombre d’enfants non scolarisés a augmenté de plus de 50% entre 2008 et 2009, alors que dans le secteur de la santé, plus de 200 centres ont du fermer au mois de janvier, faute de moyens. Les Nations unies veulent donc attirer l’attention des autorités malgaches et de la communauté internationale sur ce qu’elles qualifient de «tsunami silencieux».

En 2008, trois des huit Objectifs du Millénaire des Nations unies pour le développement pouvaient encore être atteints d’ici 2015 : la réduction de la mortalité infantile, l’amélioration de la santé maternelle, et la scolarisation Aujourd’hui, les OMD s’éloignent.

Fatma Samoura, coordonnateur du système des Nations unies à Madagascar, apporte des précisions : «Madagascar figure presque par les derniers pays sur la liste des Etats ayant un taux de malnutrition chronique élevée des enfants de moins de 5 ans, avec 50,1 %. C’est le plus élevé au monde après le Yémen et l’Afghanistan : près de 230 enfants meurent par jour des suites de la malnutrition ou de maladies liées à la malnutrition».

Les indicateurs dans les domaines de l’éducation, la santé ou l’emploi sont aussi inquiétants. Il est difficile d’espérer une amélioration avant le retour des bailleurs de fonds, dont l’aide représentait 70% du budget d’investissement de l’Etat. Pour Fatma Samoura il est évident que la crise politique qui dure a un impact : «On le voit : vous ne pouvez pas faire les mêmes choses… insuffler un développement harmonieux si vous avez 70% de votre budget d’investissement sur les infrastructures qui n’est plus là ! Il n’y a pas de miracle !».

Un point positif tout de même : l’agriculture, qui a bénéficié d’un climat favorable ces deux dernières années. La production de riz a augmenté de 4% entre 2009 et 2010. Mais les importations restent nécessaires pour répondre aux besoins nationaux.
 

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Commentaires (1)

arrêtez le massacre de ce pays

Tant que ces hommes politiques ne pensent qu'à se remplir les poches, le pays continuera à s'enliser dans la pauvreté. Qu'ils s'en aillent tous et qu'ils laissent les hommes et femmes capables, honnêtes de redresser ce pays.
Les politiciens "milliardaires" qui pillent toutes les aides internationales à leur détriment : super villas, mercèdés série E ,4X4 ,

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