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France Rwanda

Audience retardée pour trois Rwandaises accusant des militaires français de viol

Trois femmes rwandaises accusent des militaires français d’avoir commis des viols durant le génocide.
© Scott Peterson/Liaison

Les trois femmes rwandaises venues à Paris pour témoigner dans le cadre d'une plainte contre l'armée française vont devoir patienter trois mois. Le juge d'instruction du tribunal aux armées, qui les avait convoquées, a repoussé les audiences pour des raisons de santé. Ces trois femmes ont déposé une plainte en 2009 pour crimes contre l'humanité commis selon elles par les soldats français de l'opération turquoise. Elles affirment avoir été systématiquement violées par des soldats français dans les camps sous contrôle de l'opération Turquoise.

C'est une plainte contre X visant l'armée française qu'instruit depuis 2010, un juge du tribunal aux armées. La première étape de cette instruction devait être d'entendre les trois plaignantes venues exprès du Rwanda, mais des soucis de santé ont obligé le juge à reporter l'audience.

Les plaignantes accusent les soldats français de l'opération Turquoise de les avoir systématiquement violées dans les camps de réfugiés en 1994. Selon leur avocate, les Rwandaises affirment que les soldats pensaient qu'elles ne survivraient pas au génocide. Maître Henik Luijer estime fondée le chef d'accusation de crimes contre l'humanité dès l'instant où ces viols massifs auraient été commis contre des femmes tutsi victimes des génocidaires.

Dans un premier temps, le parquet avait fait appel de la décision du juge d'instruction, estimant infondée l'accusation de crimes contre l'humanité, mais il n'a pas été suivi par la chambre d'appel. Ce qui a permis à l'instruction de se poursuivre. Pour l'heure cette instruction qui risque de faire grand bruit au sein de l'armée n'en est qu'à ses débuts. Aucun des auteurs présumé de ces viols n'a encore été identifié.

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