La Russie et l’Afrique du Sud pour une solution pacifique en Libye

Dmitri Medvedev (droite) et Jacob Zuma (gauche), à Sotchi, le 4 juillet 2011.
© REUTERS/Vladimir Rodionov/RIA Novosti/Kremlin

Hier lundi à l'occasion du conseil Russie-Otan sur les bords de la mer noire à Sotchi, les Russes et l'Alliance atlantique n'ont clairement pas réussi à s'entendre sur le conflit libyen. Le numéro un de l'Otan a pris la défense notamment de la France, expliquant que les livraisons d'armes aux rebelles n'était pas contraire à la résolution 1973 de l'ONU. Les Russes qui militent pour une solution pacifique n'ont pas réussi à convaincre l'organisation de cesser les bombardements. Un allié de Moscou, l'Afrique du Sud, avait fait aussi le voyage en Russie pour plaider la cause de la solution politique et non militaire.

Avec notre correspondant à Moscou, Alexandre Billette

C'est un énième chapitre des querelles entre l'Otan et la Russie. Et cette fois, Moscou pouvait compter sur l'Afrique du Sud comme allié. Le président sud-africain Jacob Zuma était de passage dans la capitale russe lundi 4 juillet, avec au programme, notamment, la question libyenne.

L'Afrique du Sud s'est posée comme médiatrice dans ce conflit et souhaite officiellement, comme le Kremlin, une solution pacifique entre Mouamar Kadhafi et les rebelles basés à Benghazi. « Nous n'avons pas la même vision que l'Otan sur la question », a martelé le ministre russe des Affaires étrangères Serguei lavrov. Le président Dmitri Medvedev, de son côté, a affirmé que la résolution votée à l'ONU ne permettait pas « à n'importe qui de faire n'importe quoi ».

Succès mitigé pour les Russes en Libye

La Russie tente de jouer un rôle dans le conflit libyen. Elle a envoyé plusieurs émissaires à Tripoli et chez les rebelles depuis quelques semaines, avec un succès mitigé. Lundi 4 juillet au matin, la presse russe assurait que les présidents russe et sud-africain allaient publier un communiqué commun pour demander l'arrêt des bombardements occidentaux sur Tripoli et le début de négociations. Un communiqué qui n'a finalement jamais été publié...

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