Débat au Mali autour du type de ficher électoral retenu pour les élections de 2012


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A moins d’un an de l’élection présidentielle, les Maliens ne savent pas encore exactement avec quel fichier électoral les opérations de vote vont se dérouler. Il y a le fichier tiré du Recensement administratif à caractère électoral (Race). C’est un fichier informatisé qui a servi à organiser les élections générales des dix dernières années au Mali. Ce fichier, dans son état actuel, a pris un bon coup de vieux, sa fiabilité pose problème. De l’autre côté il y a un fichier électoral biométrique (avec empreinte et photo) à tirer du Recensement administratif à vocation d’état civil (Ravec), qui est loin d'être prêt.

Dans une déclaration, 32 partis politiques maliens ont réclamé un fichier biométrique pour les élections générales de 2012. Egalement sur la même longueur d’onde, la Convergence africaine pour le renouveau, le Care, un parti politique malien récemment créé. Son président est bientôt candidat à l’élection présidentielle de 2012, Cheick Boucadry Traoré : « Nous, nous pensons que le Ravec (Recensement administratif à vocation d’état civil) est basé que sur techniques biométriques. Donc à chaque fois qu’on parle de techniques biométriques, il y a fiabilité ».

« Nous, nous sommes rendus compte que le délai qui nous reste ne nous permettait pas de procéder avec les résultats de Ravec pour organiser les élections générales de 2012, pour Maître Mamadou Camara du PDES (le Parti pour le développement et la solidarité), formation politique des partisans du président Amadou Toumani Touré. Et c’est pour cette raison que nous avons opté pour le fichier informatisé en y apportant des améliorations ».

Le seul parti de l’opposition parlementaire demande plutôt au gouvernement de prendre ses responsabilités. Ongoïba Sidi du parti Sadi (Solidarité africaine pour la démocratie et l'indépendance) : « Pour commencer : Race ou Ravec ? Nous sommes ni l’un, ni l’autre. Il est de la responsabilité de l’Etat de nous fournir un fichier fiable pour des élections transparentes et crédibles ».

La réaction du gouvernement est attendue.