Le ton monte entre le Malawi et la Grande-Bretagne

Le président malawite Bingu wa Mutharika inquiète la Grande-Bretagne. Ici, le 17 juillet 2011.
© AFP/ALEXANDER JO

Le président du Malawi, Bingu wa Mutharika, a déclaré, dimanche 17 juillet, qu'il n'envisageait pas de s'excuser auprès de Londres pour avoir expulsé l'ambassadeur britannique dont les critiques à l’égard du régime avait été révélées par le site WikiLeaks. La brouille s’est accentuée après la suspension de l'aide budgétaire britannique, la semaine dernière : une sorte de sanction infligée par Londres, inquiet des problèmes de gouvernance dans ce pays rural de quinze millions d'habitants. C'est également pour dénoncer ces difficultés que des opposants au pouvoir organisent des manifestations à travers le pays mardi 19 juillet.

Les opposants du Malawi et Londres semblent être sur la même longueur d'onde, ce qui déplait fort au président Bingu wa Mutharika. Celui-ci a ainsi interdit les rassemblements des premiers et a congédié l'ambassadeur britannique.

Des opposants, des responsables religieux et des membres de la société civile ont prévu de manifester dans plusieurs villes du pays, mardi 19 juillet, pour protester contre les pénuries d'essence, de médicaments, de devises étrangères, et contre les coupures d'électricité. Ils dénoncent aussi de problèmes graves de gouvernance.

Londres, de son côté, avait décidé de suspendre son aide budgétaire, la semaine dernière, justement en raison de l'échec du Malawi à répondre à ses inquiétudes en matière de gestion économique et de gouvernance. Le fait que Mutharika ait adoubé son frère comme candidat du parti à l'élection présidentielle en 2014, inquiète le Foreign office, qui s'était montré peu élogieux envers le président malawite dans un câble diplomatique mis à jour par WikiLeaks. Propos qui avaient valu à l'auteur de la note d'être expulsé.

Selon un journal local, Bingu wa Mutharika n'aurait pas non plus d'atomes crochus avec sa vice-présidente, Joyce Banda, et s'apprêterait même à l'arrêter. Elle se serait prononcée contre l'interdiction des rassemblements au Malawi.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.