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Dans un discours prononcé devant la foule sur la place de la Nation, rebaptisée «place de la révolution», le lieutenant-colonel Zida a annoncé la suspension de la Constitution. Mais il ne s'exprime pas au nom du chef d'état-major, proclamé chef de l'Etat un peu plus tôt dans la journée. Une partie de l'armée semble ne pas reconnaître l'autorité du général Traoré. Le lieutenant-colonel Zida est le commandant adjoint du Régiment de sécurité présidentielle.Les antennes de RFI consacreront à nouveau une édition spéciale à la situation au Burkina Faso samedi 1er novembre entre 6h TU et 8h TU.

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Défense France Sénégal

Au Sénégal, inquiétude sur le coût social du retrait des militaires français

media

A partir de ce 1er août 2011, la France maintient un effectif réduit de militaires au Sénégal. Neuf cents soldats français ont quitté Dakar. Ce départ massif inquiète les personnes qui travaillaient, de près ou de loin, avec les militaires français. Devant les locaux de l'ancien bataillon d’infanterie militarisé, à Bel Air, plusieurs chauffeurs de taxis, restaurateurs et vendeurs d’objets de souvenir vivent déjà dans l’incertitude. Selon le syndicat national des personnels des armées, près de 1 500 personnes seraient touchées par ce départ.

Deux tasses de thé à la main, Ass Dione prépare son traditionnel ataya, le thé local, qu’il partage avec ses collègues, dans sa boutique de souvenirs, située en face de l’ancien bataillon d’infanterie militarisé où étaient établis des militaires français. Depuis une semaine, ce vendeur voit ses clients plier bagages. Il a donc préféré ranger ses masques et ses djembés en bois. « Ça (le départ des militaires, ndlr) nous a surpris, ça nous a paralysés, s’exclame-t-il. Un jour viendra où nous trouverons un autre boulot, mais pour le moment, nous ne savons pas où aller ».

Même désarroi et même incertitude partagés par les quelques restaurateurs installés en face de cette ancienne base militaire. Les employés n’ont pas encore commencé à cuisiner, faute de clients. Et derrière sa caisse, Ass Sall constate déjà les dégâts. Ce départ des militaires «est quelque chose de très dur pour nous parce que l’armée française représentait beaucoup pour nous. Cela représentait 70 % de notre travail ! C'est une grande perte pour nous » dit-il, amer.
 
Au sein des bases militaires, sur les 260 employés locaux, 110 personnes ont opté pour un départ volontaire. Ndiouga Wade, le secrétaire général du syndicat national des personnels civils des armées, est satisfait des négociations sociales liées au départ massif des militaires français. «Nous avons opté, dans le cadre des négociations, pour des départs volontaires. Le plan social qui a été concocté prévoit des indemnisations pour les gens qui se sont inscrits sur les listes des départs volontaires», indique le syndicaliste.
 
Seule inconnue : l’avenir des nombreux employés qui gravitaient autour des militaires français. Le syndicat affirme avoir élaboré neuf projets afin de leur trouver de nouvelles activités. 

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