Les syndicats sénégalais contre un troisième mandat pour le président Wade

Les syndicalistes sénégalais ont rejoint le Mouvement du 23 juin contre une modification de la Constitution et la possibilité pour le président Wade de briguer un troisième mandat.
© AFP / Georges Gobet

Au Sénégal, le Mouvement du 23 juin recueille l’adhésion d’un allié de taille : les syndicats. Ce jeudi 4 août 2011, plusieurs leaders syndicalistes se sont réunis pour lancer le « Mouvement des travailleurs/Touche pas à ma Constitution ». L’objectif des syndicalistes est de fédérer les travailleurs autour de la défense des institutions et empêcher un troisième mandat de l’actuel président, Abdoulaye Wade.

« Travailleurs, Travailleuses, ne dites plus que la Constitution est l’affaire des politiciens, dîtes vous plutôt que c’est votre affaire ». Par ce message, plusieurs leaders syndicaux veulent convaincre les travailleurs de rallier la cause du Mouvement du 23 juin, qui depuis plus d’un mois, mène une campagne contre un troisième mandat d’Abdoulaye Wade.

En adhérant à ce mouvement, les syndicalistes veulent alerter l’opinion publique sur d’éventuels risques de déstabilisation sociale en cas de crise politique. « Nous sommes les premières victimes des crises sociales : chaque fois que la paix sociale est menacée, les travailleurs sont en première ligne », déplore Sidya Ndiaye, le secrétaire général de la Fédération générale des Travailleurs du Sénégal.

« Nous n’accepterons pas que ce pays s’embrase, l’heure des troisièmes mandats est terminée dans les démocraties modernes ! », averti ce responsable qui dénonce une « forfaiture ». Selon Sidya Ndiaye, cet avertissement vaut aussi pour « la postérité » : « celui qui sera élu en 2012 devra comprendre que plus jamais, aucun Sénégalais, n’a le droit de faire trois mandats », souligne-t-il.

Les syndicalistes affirment avoir entamé un travail de terrain pour sensibiliser les travailleurs dans leurs bureaux. Leur objectif : convaincre près de 500 000 personnes de soutenir le Mouvement du 23 juin. Dans leur démarche, les syndicalistes disent vouloir restaurer le dialogue en rencontrant des chefs religieux, l’opposition et le parti au pouvoir.

ll n’est pas question pour les travailleurs d’accepter un troisième mandat.

Youssou Touré
04-08-2011

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.