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Le Cap-Vert s'apprête à élire son nouveau président


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Le Cap-Vert choisit ce dimanche 7 août 2011 son nouveau chef d’Etat. Après deux mandats, l’actuel président Pedro Pires ne se représente pas. Quatre candidats sont en lice pour lui succéder, parmi lesquels deux anciens ministres et un ancien président de l’Assemblée nationale. Dans ce pays, modèle de stabilité politique, l’élection devrait se dérouler dans le calme.

Des podiums avec écrans géants, des jeux de lumières et une animation assurée par des orchestres, c’est par de grands meetings que la campagne présidentielle au Cap-Vert s’est achevée vendredi 5 août. Après deux mandats et dix années passées au pouvoir – le maximum autorisé par la Constitution – le président Pedro Pires passe la main. Ce dimanche 7 août, plus de 305 000 Cap-Verdiens vivant dans le pays et à l’étranger sont attendus pour lui trouver un successeur parmi les quatre prétendants en lice.

La bataille promet d’être serrée. Trois des quatre candidats sont annoncés favoris. Le premier, Manuel Inocencio Sousa, est un ancien ministre d’Etat aux Infrastructures. Socialiste, il représente le Parti africain de l’indépendance du Cap-Vert (PAICV), auquel appartiennent également le président sortant et l’actuel Premier ministre. Le deuxième, Jorge Carlos Fonseca, ancien ministre des Affaires étrangères, a été investi par le Mouvement pour la démocratie. A leurs côtés, deux candidats indépendants : Aristide Lima, député du PAICV et ancien président de l’Assemblée nationale ; et Joaquim Monteiro, une figure de la libération nationale contre les colonisateurs portugais. Des commentateurs politiques estiment que la présence de deux candidats issus du PAICV pourrait favoriser celui du MPD.

Un modèle de stabilité

Mais si l’issue de l'élection est incertaine, le scrutin devrait se dérouler dans le calme, tant le pays est un exemple de démocratie et de bonne gouvernance. « Le Cap-Vert est un modèle pour l’organisation des scrutins en Afrique. Les élections se passent dans la plus grande sérénité, dans la transparence », a déclaré Alioune Tine, le président de l’ONG Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme. Lors de sa première élection en 2001, le futur ex-président Pedro Pires avait devancé son adversaire de seulement douze voix. Après examen des recours et proclamation des résultats, ce dernier avait finalement admis sa défaite et souhaité à Pedro Pires de « faire un bon travail pour le Cap-Vert ».

Son vœu a semble-t-il été exaucé. Réélu en 2006, Pedro Pires s’apprête à quitter le pouvoir sur un bilan largement positif, avec une économie nationale en pleine expansion et un niveau de pauvreté en baisse.

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