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Dans un discours prononcé devant la foule sur la place de la Nation, rebaptisée «place de la révolution», le lieutenant-colonel Zida a annoncé la suspension de la Constitution. Mais il ne s'exprime pas au nom du chef d'état-major, proclamé chef de l'Etat un peu plus tôt dans la journée. Une partie de l'armée semble ne pas reconnaître l'autorité du général Traoré. Le lieutenant-colonel Zida est le commandant adjoint du Régiment de sécurité présidentielle.Suivez en direct l'évolution de la situation.

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Burundi : les autorités contestent toute forme d'intimidation à l'égard des journalistes

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Les radios privées sont-elles dans le collimateur des autorités burundaises ? La question mérite d'être posée dans ce pays, au vu de ce qui se passe depuis quelques temps. De nombreux journalistes sont en procès. D'autres sont régulièrement convoqués par la justice, comme c'est le cas pour les rédacteurs en chef des deux principales radios privées du Burundi.

Avec notre correspondant à Bujumbura

Comme par hasard, les deux rédacteurs en chef se sont retrouvés hier matin, mardi 9 août 2011, dans les couloirs du parquet près du tribunal de grande instance de Bujumbura.

Patrick Mitabaro de radio Isangarino en était à son deuxième interrogatoire en deux semaines, alors que Bob Rugurika de la Radio publique africaine, une station que le pouvoir supporte de moins en moins pour son ton très critique, est devenu un habitué des bureaux du procureur.

« J'en suis à ma cinquième comparution en moins d’un mois ; j’ai l’impression qu'il y a un plan d’intimidation, ils veulent nous traumatiser, nous garder sous pression judiciaire, nous empêcher de faire le travail comme on le faisait. »

« Une volonté de harceler les médias  indépendants... »

Le rédacteur en chef de la Rpa assure qu’il ne va pas baisser les bras, bien sûr, mais on le sent très tendu comme si il était touché par les effets de cette épée suspendue en permanence au-dessus de sa tête.

Corruption, exécutions extrajudiciaires, arrestations arbitraires, selon l’Union burundaise des journalistes, les deux radios privées dénoncent chaque jour les nombreux cas de violation des droits humains sur fond de nouvelles violences au Burundi. Par la voix d’Alexandre Niyungeko, son président, ce syndicat appelle le pouvoir burundais à mettre fin à ce qu’il qualifie de « campagne d’intimidation ».

« Il y a une volonté de harceler les médias indépendants, d’empêcher les médias de traiter certains sujets qui fâchent les pouvoirs publics. Je pense que l’on ne devrait pas céder à ce genre d’intimidation. »

Interrogé par RFI, un haut responsable burundais a écarquillé les yeux et la main sur le cœur, assurant que tout cela était tout à fait normal dans ce pays où la magistrature est indépendante.

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