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Article publié le : samedi 13 août 2011 à 10:18 - Dernière modification le : samedi 08 octobre 2011 à 11:50

Le pouvoir malgache s’attaque au trafic de bois de rose

Le trafic de bois de rose est au centre de la polémique à Madagascar.
Le trafic de bois de rose est au centre de la polémique à Madagascar.
Wikimedia

Par RFI

A Madagascar, le trafic de bois de rose est au centre de la polémique depuis le début de la période de transition en 2009. Des rumeurs insistantes prétendent que de hautes personnalités politiques et économiques seraient impliquées dans ce commerce illicite, qui a déjà envoyé des centaines de conteneurs vers la Chine, grâce à toute une chaîne de complicité. Mais les autorités malgaches semblent avoir pris leurs responsabilités. Une cargaison a été interceptée dans le nord-est du pays, un parlementaire a été mis sous mandat de dépôt et la présidence vient même de promulguer une ordonnance pour renforcer les sanctions.

Si les polémiques persistent sur l’utilisation des stocks de bois précieux saisis par les autorités malgaches, au moins le régime ne veut plus se voir reprocher son immobilisme. En promulguant une ordonnance, Andry Rajoelina, le président de la transition, veut démontrer sa volonté à la population mais aussi à la communauté internationale.

Fin juin, la Banque mondiale avait accepté de débloquer un prêt de 42 millions de dollars pour la poursuite de la protection de l’environnement malgache, patrimoine universel, mais avait conditionné cette aide à une gouvernance irréprochable. Dans l’exposé des motifs du texte présidentiel, il est reconnu que les sanctions prévues jusqu’à présent étaient « remarquablement faibles ». Désormais, les contrevenants s’exposent à une peine de deux à cinq ans prison, mais aussi à une amende équivalente au double de la marchandise saisie.

Etant donné la valeur en million d’euros du moindre container, il y a désormais de quoi freiner les petits malins qui continueraient leur trafic au mépris de l’exploitation durable de la forêt malgache. Car malgré les mesures prises précédemment par le gouvernement, la coupe sauvage et l’exportation illicite avaient bien perduré et beaucoup s’interrogent encore sur la réelle détermination des autorités. Aujourd’hui, une grande partie du mal est déjà fait de façon irrémédiable.

tags: Environnement - Madagascar
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