Au Zimbabwe, l’indigénisation de l’économie reste d’actualité

Site industriel de la compagnie ZISCO (sidérurgie), à 232 km de Harare, le 3 août 2011.
© REUTERS/Philimon Bulawayo

Après un précédent ultimatum au mois de juillet, le gouvernement du Zimbabwe vient de lancer un nouvel avertissement à treize sociétés étrangères. Il leur demande de céder la majorité de leurs parts à des Zimbabwéens noirs, sous peine d’être expulsées. Ainsi, un ultimatum expirant dans deux semaines a été lancé à la Barclays Bank, à des compagnies minières ou encore à Nestlé ou British American Tobacco. Si cette loi est défendue par le président Robert Mugabe, elle est contestée depuis sa promulgation par son opposant, le Premier Ministre Morgan Tsvangirai.

Le président Mugabe prétend corriger les déséquilibres économiques hérités de la période coloniale. Il veut que les nationaux contrôlent au moins 51% du capital des grandes firmes étrangères qui opèrent dans le pays, surtout les compagnies minières. Mais selon les analystes, le président veut surtout séduire l’électorat noir à l'approche des élections.

En revanche, son opposant, le premier ministre, Tsvangirai, a toujours contesté cette loi. Il redoute qu'elle décourage les investissements directs étrangers et étouffe la croissance économique, estimée environ à 8 %.

En dépit de ces avertissements le président Mugabe reste sur sa position. Il a oublié que la même politique «d’indigénisation» dans le secteur agraire a conduit il y a quelques années à la plus grave crise économique du pays.

Le Zimbabwe s'efforce actuellement de reconstruire son économie, mise à mal par une longue crise politique et sociale. Cette dernière a débouché sur la formation de l'actuel gouvernement de coalition.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.