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Libye

Les réactions internationales au vacillement du régime de Kadhafi

Le président américain Barack Obama a parlé de Kadhafi comme d'un « tyran ». Photo prise à Alpha, dans l'Illinois, le 17 août 2011.
© REUTERS/Jason Reed

Le sort de Mouammar Kadhafi semble ne plus faire de doute pour les occidentaux. Ils l'ont appelé lundi à quitter immédiatement le pouvoir pour éviter un ultime carnage, estimant que l'entrée des rebelles dans Tripoli avait scellé la fin du régime libyen ce qui suscite aussi beaucoup d’inquiétudes.

J'appelle les forces du colonel Kadhafi de cesser la violence immédiatement et de permettre une transition sans heurts. La communauté internationale va faire tout ce qu'elle peut pour protéger les civils

Ban Ki-moon, secrétaire général de l'ONU
22-08-2011

Le Premier ministre britannique David Cameron à l'issue d'une réunion d'urgence du Conseil national de sécurité à Londres avertit « Aucune transition n'est aisée et sans heurts, il y aura sans aucun doute des jours difficiles ».

Barack Obama considère que « Tripoli se libère de la poigne du tyran, après 42 ans de règne » mais il appelle les rebelles à préserver les institutions de l'Etat. Pour Catherine Ashton, la chef de la diplomatie européenne : il est temps de lancer un processus de transition vers une « nouvelle Libye » qui respectera les principes démocratiques, de justice et de droits de l'homme.

L’après-Kadhafi ne laisse personne indifférent : le chef de la diplomatie italienne Franco Frattini estime que la chute du régime Kadhafi va créer de « grandes perspectives » pour les entreprises de son pays très bien implanté en Libye.

La Chine, qui a elle aussi d'importants intérêts économiques en Libye, avait manifesté son opposition à la rébellion mais elle déclare « respecter le choix du peuple libyen » et se dit prête à participer à la reconstruction.

Dernier soutien de Kadhafi, le président vénézuélien Hugo Chavez accuse les forces étrangères de vouloir « s'emparer d'un pays et de ses richesses ».

Voilà, le résultat est atteint. On avait parlé d'enlisement, je vous rappelle que c'est en six mois que, apparemment, nous allons arriver à l'objectif

Alain Juppé, ministre français des Affaires étrangères
22-08-2011

 

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