L'Afrique du Sud tente tout pour sauver Kadhafi


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Malgré des démentis officiels, un avion sud-africain serait bien posté à Djerba, l'île tunisienne pour un éventuel départ du colonel Kadhafi. C'est ce qu'affirment plusieurs sources diplomatiques. Pretoria veut avoir son mot à dire dans le dénouement de cette crise libyenne. Officiellement, Jacob Zuma soutient toujours un gouvernement d'union nationale, comme le veut la feuille de route. Une condition vouée à l'échec vue l'avancée des rebelles. La politique sud-africaine semble essuyer un nouveau revers en Libye.

 

Jacob Zuma a toujours plaidé pour que la solution au conflit libyen passe par des négociations entre les deux camps. Ses deux visites à Tripoli n'ont rien donné. Mais Pretoria persiste et signe. L'administration Zuma souhaite toujours la formation d'un gouvernement incluant les deux parties et n'est pas prête à reconnaitre le CNT, le Conseil de transition des rebelles.

En fait, l'Afrique du Sud joue un rôle clé pour trouver une porte de sortie au colonel Kadhafi. Malgré les démentis officiels, plusieurs sources diplomatiques à Pretoria ont indiqué le 22 août que ses services espèrent pouvoir faciliter le départ du Guide libyen grâce à un avion sud-africain posté en Tunisie. Direction le Venezuela, la Russie ou peut être Cuba, des pays non inscrits à la Cour pénale internationale.

L'Afrique du Sud participera le 25 août à une réunion de l'Union africaine sur la Libye. Et les leaders du continent pourraient bien décider de tout faire pour que le colonel ne tombe justement pas aux mains de la CPI, considérée comme un instrument d’une domination postcoloniale, servant les intérêts occidentaux.

De son côté, le président Nicolas Sarkozy a invité le président du CNT à Paris. La France qui fut l'un des premiers pays à reconnaître l'insurrection libyenne, veut aussi organiser la semaine prochaine une réunion du groupe de contact sur la Libye pour dessiner un plan d'aide et de reconstruction.