La Jirama gère les délestages et les effets de la crise malgache

Antananarivo.
© (CC) Bernard Gagnon

Les entreprises de la capitale malgache font face à une nouvelle période de délestage. La Jirama, la compagnie nationale de distribution, a annoncé des opérations de maintenance sur l'une des centrales d'Antananarivo. La production va donc baisser pendant deux semaines. La mesure intervient sur fond de difficultés pour la Jirama et fond de crise politique pour les entreprises.

« On préfère toujours être averti » ironise un opérateur économique qui s'apprète à voir ses machines arrêter dès que le soleil commence à baisser. De 17h à 21h, période de grande consommation dans les ménages, quatre heures durant lesquelles la Jirama a du mal à répondre à la demande, sans les 10 mégawatts produits par l'un des groupes de la centrale thermique de Mandroseza. 

La distribution de l'électricité est donc perturbée dans la capitale et ses environs durant 15 jours. Lorsqu'elles le peuvent, les usines doivent programmer leur production ou bien éteindre certaines machines.  Les grandes entreprises font tourner les groupes électrogènes. Une solution trop coûteuse pour les petites et moyennes entreprises déjà fragilisées par la crise politique actuelle. Elles s'attendent donc à d'importants ralentissements de production et à une mise en chômage technique.

Les derniers grands délestages remontent à 2007 à Antananarivo mais les coupures intempestives sont fréquentes pour les usagers individuels comme pour les entreprises. Qu'il s'agistte de panne, d'accident, de problèmes de production ou encore de vol de câble électrique, la Jirama, la compagnie nationale de distribution, colmate les brèches techniques sur fond de grandes difficultés financières.

La Jirama, née d'une fusion des entreprises de distribution de l'eau et d'électricité en 1975, a vu privatiser sa production en 1999 mais elle a gardé le monopole de la distribution. 40% de l'énergie fournie par la Jirama est d'origine thermique.

Fin juillet, la Jirama reconnaissait 293 vols de câble électrique, dont 24 seulement pour le mois, depuis le début de l'année, représentant 31 500 mètres de câble.

La compagnie connaît d'importants problèmes de trésorerie dus au non paiement des arriérés de l'État.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.