Ouagadougou, le 16 janvier 2008. Blaise Compaoré (à g.) accueille Mouammar Kadhafi à l'aéroport, avant une réunion de l'Uemoa, peu avant la brouille entre les deux hommes.
© © AFP/Georges Gobet

En quelques jours, sept pays africains ont reconnu la légitimité du Conseil national de transition libyen.  L'appel de l'Éthiopie, ce mercredi 24 août 2011, à faire de même, porte un nouveau coup au colonel Kadhafi : Addis-Abeba abrite le siège de l'Union africaine. Le Nigeria, l'Éthiopie, le Tchad et le Burkina Faso sont les quatre derniers États à avoir reconnu le CNT.

Il y a deux mois, le Burkina Faso annonçait être en contact avec la rébellion libyenne et le Conseil national de transition. Informé, le colonel Kadhafi avait vite réagi en dépêchant à Ouagadougou un émissaire, le second après un premier reçu le 21 avril par Blaise Compaoré, en avril dernier.

Toutefois, le Guide libyen ne se doutait pas qu'il pouvait difficilement compter sur le président burkinabè, son ancien ami, autrefois habitué de Tripoli et de Syrte, celui qui avait violé en 1998, l'embargo onusien contre la Libye. En fait, la brouille déclenchée par la visite de Blaise Compaoré en Israël à l'occasion de la commémoration des 60 ans de son indépendance, en 2008, était plus profonde.

Le Guinéen, Alpha Condé, l'un des derniers chefs d'État africains, à être reçu officiellement à Tripoli, avant le déclenchement de la rébellion, avait tenté, comme d'autres avant lui, une médiation entre les deux hommes mais sans succès. Il n'est pas étonnant qu'aujourd'hui le Burkina Faso soient parmi les premiers pays africains à reconnaître le CNT.

Djibril Yipènè Bassolé, ministre burkinabè des Affaires étrangères a annoncé ce mercredi que le gouvernement reconnaissait le Conseil national de transition comme seul et unique représentant légitime du peuple libyen et était disposé à renforcer les relations qui lie le Burkina Faso à la Libye.

Les autorités se sont néanmoins déclarées prêtes à accueillir le colonel Kadhafi si celui-ci le demandait.

Depuis le 27 février 2011, date de sa création, le Conseil national de transition libyen
a été reconnu par 11 États africains : Gambie (22 avril), Sénégal (28 mai), Maroc (une première fois lors d'une réunion du groupe de contact, le 15 juillet à Istanbul puis reconnaissance confirmée ce 22 août par le roi Mohammed VI), Botswana (11 août), Gabon (12 août), Tunisie (21 août), Égypte (22 août), Nigeria et Tchad (23 août), Burkina Faso et Éthiopie (24 août).

La France a reconnu le CNT le 10 mars 2011.

À la date d'aujourd'hui, 34 pays ont reconnu la « représentation légitime du peuple libyen » du Conseil national de transition.

À consulter

Kadhafi chez ses frères africains. Article RFI 21/3/2003

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