Nigeria : après l’attentat à Abuja, les questions demeurent

Asha-Rose Migiro, la secrétaire générale adjointe des Nations unies lors d’une conférence de presse à Abuja, le 28 août 2011.
© AFP / PIUS UTOMI EKPEI

La secrétaire générale adjointe des Nations unies a rencontré le président nigérian hier dimanche 28 août 2011 et a réaffirmé l'engagement de l'ONU à combattre le terrorisme à la suite de l'attentat-suicide qui a fait 21 morts au siège de l'organisation internationale à Abuja. Dépêchée par Ban Ki-moon après l'attaque dans la capitale nigériane, Asha-Rose Migiro a visité le bâtiment éventré.

Avec notre envoyée spéciale à Abuja

Pourquoi, comment et qui se cache réellement derrière l’attentat-suicide au siège des Nations unies ? Deux jours après l’explosion meurtrière, beaucoup de questions restent en suspens. Pour Gregory Starr, le responsable de la sécurité de l’ONU, il existait bien une menace terroriste au Nigeria, mais rien qui visait l’organisation en particulier.

« Il y a environ un mois, nous avons reçu des informations selon lesquelles une menace générale pouvait exister au Nigeria. Ce n’était rien de spécifique et l'on avait aucun détail. Les responsables de la sécurité ici en ont parlé avec les autorités. Mais il n’y avait pas de mesures particulières que l’on pouvait prendre… »

Pas de menace précise donc, mais quid de la sécurité? Car le kamikaze est parvenu à franchir un dispositif considéré comme étant l’un des plus rigoureux de la capitale fédérale nigériane. Asha-Rose Migiro, la secrétaire générale adjointe des Nations unies, le reconnaît. Mais elle n’en dira pas plus sur ce qui s’est passé.

« C’est un immeuble qui avait un très bon dispositif de sécurité, très très sérieux. Mais si les gens complotent, quoiqu’on fasse, on représente une cible potentielle. L’enquête se poursuit et c’est seulement quand elle sera terminée que nous serons en mesure de donner des éléments précis… »

En attendant les résultats de l’enquête, un communiqué de la présidence nigériane a indiqué hier offrir un immeuble temporaire aux Nations unies, et aider à la reconstruction de nouveaux locaux, afin que l’organisation continue à mener à bien sa mission humanitaire.