La Cour suprême renvoie le procès de Kpatcha Gnassingbé au 6 septembre

Kpatcha Gnassingbé lors de son procès à Lomé le 1er septembre.
© P.D./RFI

L’audience n’a duré qu’à peine une demi-heure, ce 1er septembre 2011 à Lomé. Le temps pour le président de la Cour suprême du Togo de renvoyer au mardi 6 septembre le procès le plus attendu de l’année dans le pays. Celui de 32 personnalités parmi lesquelles, l’un des demi-frères du président Faure Gnassingbé, Kpatcha, le prévenu le plus observé à l’ouverture des débats.

Kpatcha Gnassingbé est apparu à la barre en costume sombre, cravate violette rayée or, écharpe de député en bandoulière. Il répond à une interrogation du président de la Cour suprême en précisant qu’il est assisté d’avocats. Après les questions d’usage et de procédure la préoccupation du président se porte sur l’écharpe arborée par Kpatcha Gnassingbé.

Le président l’invite à enlever son écharpe. Le demi-frère du chef de l’Etat reprend : « Monsieur le Président, je suis un député à l’Assemblée nationale du Togo ». Le président insiste et finalement, après concertation avec un de ses avocats, Kpatcha Gnassingbé retire l’écharpe, l’incident est clos.

De l’Agence nationale de renseignement à la prison civile de Lomé

S’ensuit la clarification de l’avocat général sur la constitution des avocats de Kpatcha Gnassingbé. On apprend alors que jusqu’au 22 juillet 2011, il n’en voulait pas. Puis la Cour lit un courrier d’un avocat, Christian Charrière-Bournazel qui dit se constituer en faveur de Kpatacha Gnassingbé. Dans sa lettre il demande une suspension qui lui permettre de prendre part au procès. Le président accepte et renvoie le procès au mardi 6 septembre.

Il décide alors que les accusés, gardés depuis deux ans à l’Agence nationale de renseignement (ANR), soient transférés à la prison civile de Lomé. Le procès tant attendu est suspendu. Les accusés sont embarqués dans un minibus, escortés par les unités spéciales d’intervention de la gendarmerie (USIG).

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