La France et l’Algérie restent divisées sur le dossier libyen

Le drapeau libyen adopté par le Conseil national de transition.
© REUTERS/Louafi Larbi

Grande conférence à Paris des « Amis de la Libye » en fin d'après-midi ce jeudi 1er septembre 2011. Une conférence sous l'égide de la France et du Royaume-Uni. L'objectif est de réconcilier la communauté internationale, divisée durant la phase militaire, pour qu'elle accompagne unie cette fois la Libye durant sa délicate phase de transition et de reconstruction. La conférence accueille une soixantaine de délégations, parmi lesquelles des pays qui n'ont pas reconnu le CNT comme l'Algérie, soupçonnée d'avoir aidé les forces loyales à Kadhafi. Et Paris et Alger se sont affrontés à fleuret moucheté sur le dossier libyen par média interposé ce jeudi matin.

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L'Algérie, on le sait, a accueilli sur son sol mardi l'épouse de Mouammar Kadhafi et trois de ses enfants. L'Algérie, contrairement à tous les autres voisins de la Libye, n'a pas reconnu le CNT, elle est même soupçonnée d'avoir aidé les forces loyalistes. Une attitude qui visiblement irrite Paris très en pointe sur la Libye.

« Cette conférence ce soir est extrêmement importante parce qu’elle va permettre à un très grand nombre de pays de dire au Conseil national de transition : ‘présentez nous votre plan bataille, comment allez vous construire la démocratie en Libye et dites nous ce dont vous avez besoin pour sortir la Libye de l’état dans lequel elle est aujourd’hui », a déclaré ce matin Alain Juppé, le ministre français des Affaires étrangères sur RTL.

La réponse n’a pas tardée par la voix du ministre algérien des Affaires étrangères Mourad Medelci cette fois-ci sur Europe 1 : « Si aujourd’hui, on considère que la position de l’Algérie est ambigüe, c’est très bien parce qu’il y a quelques semaines on considérait tout simplement que l’Algérie était du côté de Kadhafi. Donc je crois qu’il y a une avancée. Il n’a jamais été question, et jamais l’hypothèse n’a été examinée chez nous qu’un jour M.Kadhafi pourrait venir frapper à notre porte. L’Algérie ne prendre jamais parti pour Kadhafi ».

Mourad Medelci a donc assuré que l’introuvable Mouammar Kadhafi ne se trouvait pas en Algérie. Il a ajouté que son pays était disposé à reconnaître les autorités de transition lorsqu'elles auront formé un gouvernement représentatif.

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