Afrique du Sud : le futur président de la Cour constitutionnelle contesté


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Le juge et pasteur sud-africain Mogoeng Mogoeng, choisi par le président Jacob Zuma pour présider la Cour constitutionnelle, est soumis à un déluge de critiques pour ses positions conservatrices. Devant ses pairs le 4 septembre, au cours d'une audition publique, il récuse les allégations selon lesquelles il serait insensible au sort des femmes maltraitées et homophobe.

 

De nombreuses voix se sont élevées contre la nomination du juge Mogoeng Mogoeng, 50 ans, désigné pour devenir le juge numéro un d'Afrique du Sud. Des associations de lutte contre le sida et pour la défense des droits des homosexuels et des femmes lui reproche des positions très conservatrices.

Ce pasteur évangélique de 50 ans aurait fait preuve d'indulgence dans des affaires de viols et de femmes battues. Et puis son église, les Winners Chapel International réprouve l'homosexualité puisque selon la bible l'homme doit épouser une femme.

Des militants ont donc manifesté le 3 septembre devant le centre des congrès du Cap où a eu lieu l'audition. Mais ceux ne sont pas les seuls à protester : les principaux barreaux, la grande centrale syndicale, la Cosatu, ne veulent pas le voir à ce poste. Il serait inexpérimenté et très proche de Jacob Zuma.

Dimanche, l'éditorial du Sunday Independant recommandait d'ailleurs au président sud-africain de trouver un autre juge pour occuper ces fonctions. Mais pour l'ANC, Mogoeng Mogoeng est le meilleur choix politique.

Malgré toutes les critiques, selon l'un des examinateurs, la commission publique va très certainement approuver sa nomination.

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