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Togo : Kpatcha Gnassingbé nie avoir préparé un coup d'Etat en 2009

Demi-frère du président togolais Faure Gnassingbé, Kpatcha Gnassingbé, accusé d'avoir fomenté un coup d'Etat déjoué en 2009, a dénoncé hier mercredi 7 septembre une «machination pure et simple» et a nié les faits qui lui sont reprochés devant la Cour suprême à Lomé.
Avec notre correspondant à Lomé
Kpatcha Gnassingbé a d’abord nié les faits mais à la lecture du procès-verbal de l’instruction, il a affirmé qu’un informateur, employé à l’ambassade des Etats-Unis, l’a induit en erreur. Celui-ci lui aurait dit qu’il y avait un groupe d’officiers qui se préparaient à organiser un soulèvement, que les diplomates américains le préféraient au président de la République en place et qu’il pouvait profiter de cette mutinerie pour prendre le pouvoir. En somme, c’est un putsch dans un putsch que Kpatcha s’attendait à faire. La défense par la voix de Me Jil-Benoît Afangbedji, a demandé la comparution de cet employé de l’ambassade des Etats-Unis à Lomé.
« Nous avons demandé que ce monsieur puisse être convoqué devant la Cour suprême pour que ce monsieur puisse se prononcer, si oui ou non il reconnaît avoir à un moment donné, induit le député Kpatcha Gnassingbé en erreur ».
Il y a une constante, dit la partie civile, c’est que dans cette affaire il y avait un projet que les gens voulaient exécuter, explique Me Lionel Sanvi : « Ce qui est important c’est que les débats ont quand même relevé qu’il y a un projet, une résolution de renverser les institutions qui a été prise ».
La Cour à ce stade a entendu treize accusés sur les trente-deux. Parmi ceux qui restent, le général Assani Tidjani ancien chef d’état-major, ancien ministre de la Défense. Le procès se poursuit ce jeudi 8 septembre 2011.

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