Les Forces nouvelles ivoiriennes ne deviendront pas un parti politique

Guillaume Soro et le président Alassane Ouattara, le 7 août 2011 lors de l'anniversaire de l'indépendance ivoirienne.
© ISSOUF SANOGO / AFP

Pour le Premier ministre ivoirien, Guillaume Soro, également secrétaire général de l’ex-rébellion, « l’heure n’est pas à une quelconque mutation des Forces nouvelles en un parti politique ». C’était samedi 10 septembre à Bouaké dans le centre de la Côte d’Ivoire, où se tenait une réunion présentée comme très importante. Le mouvement politico-militaire issu de la tentative de coup d’Etat de 2002 s’est déjà séparé de son aile militaire, désormais incorporée dans l’armée nationale ivoirienne.

Tout ce que les Forces nouvelles comptent comme cadres se trouve à Bouaké le week-end des 10 et 11 septembre 2011. Il y a le banc et l’arrière banc. Et d’entrée de jeu, le secrétaire général du mouvement, Guillaume Soro, a mis fin à toutes les supputations de ces derniers jours. « Les Forces Nouvelles ne se mueront pas en parti politique, en tout cas, pas pour le moment », a dit le Premier ministre ivoirien.

Il avance 2 raisons. D’abord, il y a selon lui trop de partis et il ne veut pas encombrer davantage le paysage politique. Ensuite, comme les Forces nouvelles ont soutenus le RHDP, le Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix, pour porter Alassane Ouattara au pouvoir, leur tâche aujourd’hui, c’est de consolider ce pouvoir.

Les FN participeront aux législatives

Guillaume Soro souhaite néanmoins que les Forces Nouvelles, sans se transformer en un parti politique, participent aux élections législatives annoncées pour le 15 décembre 2011 au plus tard. Comment ? En soutenant le RHDP et son allié l’UPCI, de l’actuel ministre de la fonction publique, Gnamien Konan. Les Forces nouvelles ne veulent pourtant pas disparaître. Reste à savoir sous quelle forme elles vont continuer à exister.

La réunion de Bouaké se termine le 11 septembre en milieu de journée. On s’attend notamment à la dissolution de « La centrale », la régie financière que l’ex-rébellion avait mise sur pied, notamment pour prélever les taxes dans le centre, le nord et l’ouest de la Côte d’Ivoire.

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