Le 11-Septembre et l’ONU: les Etats s’écharpent encore sur la définition du terrorisme

Conseil de sécurité de l'ONU, le 18 février 2011.
© AFP/JOHN MCILWAINE

L’anniversaire du 11-Septembre aux Nation unies. Le bâtiment de l’ONU, à New York, avait été évacué le 11 septembre 2001. Au même endroit, dix ans après, le secrétaire général Ban Ki-moon a prononcé une allocution suivie d’une minute de silence vendredi 9 septembre.

Avec notre correspondant à New York, Karim Lebhour

Dix ans après - Notre dossier spécial

Le moment d’unité auquel on avait assisté au lendemain du 11-Septembre n’a pas duré à l’ONU. Pourtant, dès le lendemain des attentats, l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies s’était réunie pour voter une résolution très forte condamnant les attentats et condamnant le terrorisme. C’était un moment d’union de la communauté internationale, mais cela s’est rapidement dissipé dans les guerres contre le terrorisme lancées par le président américain George Bush et cela a même marqué la fin d’un certain multilatéralisme.

On se souvient au moment de la guerre d’Irak, la manière dont les pays membres de l’ONU avaient été divisés et la façon dont le secrétaire général Kofi Annan s’était élevé contre les Etats-Unis et le président George Bush. Du coup, les guerres d’Irak et d’Afghanistan se sont faites sans l’ONU et finalement, la période de l’après 11-Septembre a été une période marquée par l’affaiblissement des Nations unies.

Il y a aujourd’hui une dizaine de conventions de l’ONU sur les questions de la lutte contre le terrorisme sur des aspects particuliers comme le financement, comme les armes de destruction massive, mais il n’y a toujours pas de traité global.

Blocage sur la définition du terrorisme

En 2008, une stratégie anti-terroriste a été signée par les Nations unies et ratifiée par les Etats membres, notamment pour mieux coordonner les activités anti-terroristes. Mais les pays membres n’arrivent pas à se mettre d’accord sur un traité global contre le terrorisme.

Ce qui bloque, c’est la définition du terrorisme : beaucoup de pays ne s’accordent pas sur la définition de ce qui est ou non un acte terroriste. C’est notamment vrai au Moyen-Orient, où ce qui est qualifié par certains pays de terrorisme est souvent qualifié par d’autres pays de résistance, voire d’actes de résistance. Cela sera évoqué pendant l’Assemblée générale des Nations unies qui s’ouvre à la mi-septembre, où un débat sera consacré à la lutte contre le terrorisme.
 

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