Libye: Saadi, le fils de Kadhafi sous bonne garde à Niamey


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Saadi Kadhafi est à Niamey. Le fils de Mouammar Kadhafi, arrivé dimanche dans le nord du Niger, a été transféré d'Agadez vers la capitale, le 13 septembre, à bord d'un avion C-130 de l'armée nigérienne. Cet ancien footballeur qui s'était dit prêt à se rendre pour éviter un bain de sang dans son pays, a fini par quitter le territoire. Il est désormais sous la surveillance des autorités nigériennes aux côtés d'autres dignitaires de l'ancien régime libyen.


C’est dans la Villa du Conseil de l’entente réservée aux hôtes de marque sur la corniche du quartier Yatala que sont hébergés les personnalités libyennes ayant fui les combats dans leur pays. En dehors des officiels nigériens de la sécurité d’Etat et de la gendarmerie nationale dont les éléments gardent les lieux, il est difficile de dénombrer ces réfugiés spéciaux.

Trente deux personnes proches de Mouammar Kadhafi ont été recensées au Niger, mais seuls les dignitaires du régime déchu et le fils Saadi sont arrivés à Niamey.
De source proche du dossier, plusieurs accompagnants et autres hommes de main sont restés à Agadez.

Accueillis à Niamey à titre humanitaire, les Libyens du Conseil de l’entente ne reçoivent pour l’instant aucune visite privée en dehors des officiels nigériens. Depuis leur arrivée également, ils n’ont effectués aucune sortie à l’extérieur de la grande résidence.

Même si officiellement ils ne sont pas en résidence surveillée, on peut dire qu’ils ne sont pas libres de leurs mouvements. A ce niveau, les consignes sont strictes : nos hôtes doivent respecter l’hospitalité nigérienne qui leur a été accordée, dit-on.

Dans les rangs de la société civile nigérienne, on salue l’arrivée des Libyens en détresse sur le territoire nigérien. Certains vont jusqu’à demander que l’asile politique leur soit accordé à partir du moment où, disent-ils, aucun des trente deux Libyens dont le fils de Kadhafi n’est sur la liste de la Cour pénale internationale.

Les combats se sont relativement calmés autour des derniers bastions favorables à Mouammar Kadhafi. A Syrte, à Sebha en plein désert dans le sud et à Bani Walid où des centaines de civils ont fui à l'annonce d'une nouvelle offensive des forces du Conseil national de transition dans les jours à venir.

Par ailleurs , l'organisation Amnesty International publie quant à elle un rapport de plus de cent pages sur la Libye. Elle accuse le régime Kadhafi de crimes contre l'humanité, mais pointe aussi du doigt les combattants du CNT pour avoir commis des abus qui, dans certains cas, constituent des crimes de guerre.
La justice tunisienne a quant à elle décidé le 13 septembre un non-lieu pour le commandant libyen Khouildi Hamidi, un proche du colonel Kadhafi. Il avait été interpellé le 7 septembre à l'aéroport de Tunis et poursuivi pour entrée illégale sur le territoire tunisien.

Khouildi Hamidi avait participé au coup d'Etat de 1969 en Libye et a longtemps dirigé les renseignements militaires du pays. Il risquait jusqu'à un an de prison. Lors de l'audience hier mardi, le commandant n'a pas nié son entrée illégale sur le territoire tunisien en expliquant qu'il « était menacé physiquement » dans son pays.

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