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Niger

Un an de détention pour les quatre otages français d’Aqmi

Les quatre otages français aux mains d'Aqmi dans la vidéo diffusée le 26 avril 2011.
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Cela fait exactement un an que sept personnes ont été enlevées par Aqmi (al-Qaïda au Maghreb islamique) à Arlit, dans le nord du Niger, des salariés du goupe Areva et de son sous-traitant Satom. Le 24 février, trois d'entre eux, dont la française Françoise Larribe ont été relâchés. Ils sont encore quatre Français, à poursuivre leur détention dans le désert aux confins du Niger, du Mali, et de l'Algérie. Selon plusieurs sources, ils seraient tous les quatre vivants.

Daniel Larribe, Thierry Dole, Marc Feret et Pierre Legrand sont toujours en vie, estimait mercredi le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz. Selon un médiateur les quatre otages français se portent bien.

Des nouvelles rassurantes qui ne permettent cependant pas d'imaginer un dénouement rapide dans cette affaire. En avril dernier, Aqmi (al-Qaïda au Maghreb islamique) avait ouvertement fait connaître ses conditions de libération : dans une vidéo les otages suppliaient Nicolas Sarkozy de retirer ses troupes d'Afghanistan.

En juillet, la France annonçait que d'ici fin 2012, un quart des soldats français seraient retirés. Autre revendication des hommes d'Abou Zeïd, le paiement d'une rançon, estimée à 90 millions d'euros. Au minsitère français des Affaires étrangères, on assure que tout est mis en oeuvre pour la libération des otages. Mais le minstre de la Défense, Gérard Longuet, affirme que la France n'a aucun contact concret avec les ravisseurs. 

Nous n’avons pas de contact, mais nous cherchons à ne perdre aucune occasion.

Gérard Longuet
16-09-2011

En janvier dernier deux jeunes Français enlevés par Aqmi en plein Niamey ont péri lors d'une tentative de libération conduite le lendemain par l'armée française.

Françoise Larribe raconte

Dans l’hebdomadaire protestant Réforme, l’ex-otage au Niger Françoise Larribe raconte sa détention, de son enlèvement avec son mari Daniel à leur domicile d’Arlit le 16 septembre 2010, à sa libération le 24 février dernier. Les conditions de vie difficiles d’abord, « une vie nomade, ponctuée de longs déplacements en pick-up », des nuits à dormir à même le sol, des journées à tenter d’échapper à la chaleur écrasante à l’ombre d’un acacia ou dans le creux d’un rocher. « Nous n’étions pas maltraités, presque considérés avec quelques égards », précise-t-elle. C’est le fait de penser à ses proches qui lui est le plus douloureux : « J’imaginais leur terreur et leur désespoir permanents ». Françoise Larribe et son époux Daniel refusent pourtant de céder à l'abattement. « Nous voulions garder la tête haute. Otage peut-être, mais la tête haute ! » Pour se donner du courage, le couple prie, il relativise en pensant aux victimes des camps de concentration. « Nous nous disions que d’autres avaient vécu des situations bien pires que la nôtre. Au moins étions-nous en plein air avec de l’espace et la nature autour de nous ».
Si elle est libre depuis plus de sept mois, Françoise Larribe n’est toujours pas pour autant libérée. « Je n’arrive pas à passer à autre chose, c’est impossible tant que Daniel sera encore là-bas ».

 

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