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Des préservatifs féminins chinois jugés trop petits interdits en Afrique du Sud

Un tribunal sud-africain a interdit au gouvernement d’acheter 11 millions de préservatifs féminins chinois sous prétexte qu’ils seraient trop petits pour les Sud-Africains. L’Afrique du Sud est le pays le plus touché par le sida dans le monde, avec 10% de sa population séropositive. Depuis quelques années, le gouvernement a fait de la lutte contre ce fléau son cheval de bataille.
« Trop petits ». La sentence rendue par le juge Sulet Potterill dans une affaire opposant deux sociétés sud-africaines commercialisant des préservatifs a été sans appel. D’après le quotidien afrikaner Beeld, l’entreprise Siqamba Medical avait conclu un contrat avec le ministère des Finances pour importer 11 millions préservatifs féminins de Chine.
Mais une société concurrente, Sekunjalo Investments Corporation, a saisi la Haute Cour de Pretoria, arguant que ses préservatifs sont 20% plus longs que ceux du fabricant chinois. Le juge Sulet Potterill lui a donc donné gain de cause, considérant que les préservatifs chinois étaient trop petits, de mauvaise qualité et non homologués par l’Organisation mondiale de la santé.
Des arguments de taille alors que l’Afrique du Sud compte 5,38 millions de personnes séropositives pour une population totale de 50 millions d’habitants. Un chiffre expliqué notamment par une méconnaissance de la maladie dans ce pays et un déni total durant les dix années de présidence de Thabo Mbeki. Jusqu’en 2002 par exemple, l’ex-ministre de la Santé Manto Tshabalala-Msimang a nié que le VIH était à l’origine du sida. Il expliquait qu’une alimentation saine faite de légumes, de betteraves, d’ail, de citron et d’huile d’olive permettait de se prémunir de cette maladie.
Des progrès
Depuis, les choses ont changé et les mentalités évolué. En août dernier, le vice-président Kgalema Motlanthe faisait valoir devant la Chambre haute du Parlement l’avancée de l’Afrique du Sud en matière de lutte contre le sida. Les jeunes se convertissent progressivement au préservatif, « ce qui a conduit à une légère baisse du nombre des nouvelles infections » parmi eux, a-t-il affirmé. Le nombre de morts liés au sida commencerait également à diminuer, grâce à une intensification des traitements aux antirétroviraux. Le pays dispose en effet du plus important programme du monde en la matière, avec plus d’1,3 million de personnes traitées.
A l'occasion de la Coupe du monde de football qu'elle a accueillie à l'été 2010, l'Afrique du Sud avait commandé un stock d'un milliard de préservatifs face au risque d'une augmentation de la prostitution et du trafic sexuel. Aujourd'hui, l'accent est mis sur la prévention : « Le taux de nouvelles infections continue à dépasser nos efforts de prévention. C’est pourquoi des programmes de prévention auront la priorité dans le nouveau plan stratégique national qui est mis au point pour 2012-2016 », a annoncé Kgalema Motlanthe.
Trois questions à Michel Bourrelly |

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(1) Réaction
Meilleure lutte contre le sida
Bonjour à tous,
A mon humble avis, je crois que l'abstinence est la meilleure méthode de contraception. Une fidélité réciproque avec un partenaire légitime est une valeur ajoutée pour lutter contre cette pandémie du sida. Tout le reste n'est que source de contamination et pour cela le Pape avait raison quand il disait que les préservatifs constituent une des causes de transmission du sida.