« Y’en a marre » élabore un programme d’actions pour la présidentielle de 2012 au Sénégal

Thiat (au premier plan) lors d'une conférence de presse le 27 juin 2011
© AFP PHOTO:SEYLLOU

Au Sénégal, les politiques affinent leur stratégie de campagne. De son côté, la société civile s’organise. C’est le cas du mouvement « Y’en a marre » composé de rappeurs connus de la banlieue dakaroise. Ils proposent d’aider les autorités à distribuer les cartes d’électeurs afin de permettre à chaque citoyen de pouvoir voter. Mais le cœur de l’action des « Y’en a marre » consiste à mettre la pression contre la candidature d’Abdoulaye Wade pour un troisième mandat.

Plusieurs jeunes, debout les uns à côté des autres, tous vêtus d’un t-shirt frappé du slogan « Y’en a marre », chantent l’hymne national. C’est quasiment un rituel pour les membres de ce mouvement qui prône un retour vers les valeurs civiques.

Puis, chaque jeune prend la parole pour évoquer les questions de l’emploi, de la santé, et surtout, de la présidentielle de 2012. Leur priorité : convaincre l’actuel président, Abdoulaye Wade, candidat à un troisième mandat, de se retirer de la course présidentielle. « C’est un combat constitutionnel, souligne Thiat, l’un des leaders du mouvement. Le premier combat sera contre la candidature de Wade, poursuit-il. Selon Thiat, le mouvement a prévu des « concerts de casseroles, une matinée des klaxons » ainsi que l’affichage de « brassards rouges sur toutes les portes des maisons et plusieurs rassemblements dans le pays ». 

Les membres de « Y’en a marre » veulent aussi mettre à l’épreuve les autres candidats, déjà déclarés, à la présidentielle. Ces jeunes comptent les inviter sur des plateaux de télévision pour mieux les tester. « Nous allons initier plusieurs rencontres avec des candidats (…) qui vont nous dire leur programme », explique Fadel Barro, le coordonnateur du mouvement. Selon lui, ces rencontres seront aussi l’occasion de demander aux candidats « de s’exprimer sur leur patrimoine et leur responsabilité sur la gestion du pays ».  

Le mouvement veut donc réaffirmer son ancrage apolitique et son engagement à jouer le rôle de sentinelle en cette période pré-électorale.

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