Côte d'Ivoire : la Commission dialogue, vérité et réconciliation installée officiellement

Le président ivoirien Alassane Ouattara (C) et des membres de la Commission dialogue, vérité et réconciliation observent un moment de silence à Yamoussoukro le 28 septembre 2011.
© AFP PHOTO / ISSOUF SANOGO

Essayer de panser les plaies d'une décennie tourmentée en Côte d'Ivoire, c'est l'objectif de la Commission dialogue, vérité et réconciliation (CDVR). Présidée par l'ex-Premier ministre Charles Konan Banny, elle a été intronisée par le chef d'Etat Alassane Ouattara lors d'une cérémonie empreinte d'émotion dans la capitale politique Yamoussoukro, fondée par le « père de la Nation » Félix Houphouët-Boigny. 

Quelque part en Côte d'Ivoire, une famille pleure. Elle pleure la disparition d'un père, d'une mère...

Alassane Ouattara
29-09-2011

La cérémonie s’est déroulée dans la grande salle de la fondation Félix Houphouët-Boigny pour la paix, devant un parterre d’environ 2 000 personnes, le gouvernement Ouattara au complet.

Il y avait un invité de marque, l’ex-président du Ghana voisin, John Kufuor. Il y avait là aussi des chefs traditionnels et religieux, les chefs des différentes institutions ivoiriennes, sauf le président de l’Assemblée nationale Mamadou Koulibaly qui estime, lui, que le pouvoir actuel déconsidère le Parlement.

Il y a quatre jours, le président Ouattara avait rappelé que le mandat de l’Assemblée nationale a expiré en 2005. La cérémonie s’est terminée par le chant d’une chorale de 60 enfants symbolisant les 60 ethnies de la Côte d’Ivoire. Et à propos du symbole, la star ivoirienne du football, Didier Drogba, qui représente les Ivoiriens de la diaspora au sein de la Commission, était absente à cette cérémonie.

La Commission doit normalement travailler pendant deux ans. Son président, l’ancien Premier ministre Charles Konan Banny a rappelé qu’elle va user de la seule force du dialogue pour faire accoucher la vérité. Il a précisé que la Commission n’est en aucun cas dotée d’un pouvoir d’amnistie, qu’elle est aussi là pour combattre l’impunité et la vengeance, pour privilégier le pardon.

Il a également souligné que la Commission doit être inclusive. Et pour le président Ouattara, le processus de réconciliation en Côte d’Ivoire doit être considéré comme une thérapie nationale.

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