« Biens mal acquis » : des véhicules de la famille présidentielle équato-guinéenne saisis à Paris

Teodoro Obiang Nguema Mbasogo à la tribune de l'ONU le 25 septembre 2008. Lui et sa famille, notamment son fils, sont dans la ligne e mire des enquêteurs dans l'affaire des biens mal acquis.
© UN Photo/Marco Castro

Plusieurs véhicules ont été saisis mercredi 27 septembre 2011 à Paris, avenue Foch, un quartier chic de la capitale. Ils appartiennent à la famille du président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema et notamment à son fils, ministre de l'Agriculture. Ces saisies s'inscrivent dans le cadre de la plainte déposée en 2008 par Transparency International pour recel et détournement de fonds publics contre trois chefs d'Etat : les présidents du Congo, de la Guinée équatoriale et du Gabon.

C'est de toute évidence un premier pas très important dans cette affaire.

Maud Perdriel-Vaissière
30-09-2011

Selon le parquet de paris, 16 véhicules ont été saisis mercredi. Il s'agit de la première saisie matérielle dans l'affaire dite des « biens mal acquis  ». En juin notamment, des perquisitions avaient déjà été menées auprès de notaires et avocats des présidents concernés.

Le fils du président équato-guinéen, surnommé Teodorin, est depuis longtemps dans la ligne de mire des enquêteurs pour ses goûts de luxe et sa passion des voitures.
En 2007, une enquête de police avait révélé que plusieurs véhicules lui appartenant avaient été acquis de manière douteuse par une société forestière équato-guinéenne.
En 2008, la famille Obiang Nguema a également acheté une Maserati GranTurismo et une Ferrari, ainsi que d'importantes oeuvres d'art, pour un montant de 18 millions d'euros.

C'est sur commission rogatoire du juge d'instruction que la police s'est rendue avant-hier dans un parking souterrain des beaux quartiers de la capitale, avenue foch. La saisie opérée mercredi est temporaire. Elle doit permettre aux enquêteurs de mener leur enquête sereinement.

Nous avons fourni une protestation extrêmement vive auprès du juge d'instruction qui en a pris bonne note.

Me Olivier Pardo
30-09-2011

Les autorités équato-guinéennes ont protesté après cette saisie. Leur avocat, Maître Pardo, est allé protester auprès des juges. La Guinée acuse l'enquête française de violer les règles du ddroit itnernational et évoque de possibles poursuites contre la France.

Précisons encore que la famille équato-guinéenne n'est pas la seule visée par l'instruction en cours depuis 2008. L'enquête de police a déjà recensé en France plusieurs dizaines de propriétés et de comptes bancaires détenus par la famille gabonaise Bongo, et la famille du Congolais Sassou-Nguesso.

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