| Dernières infos |
Sans un départ d'Assad, il n'y a pas de règlement possible en Syrie (Hague)Russie: une Pussy Riot en grève de la faimFootball: le Mali refuse le départ du sélectionneur Patrice CarteronSyrie: le chef de l’opposition appelle tous les rebelles à défendre Qousseir, assiégée par l’armée syrienne et le Hezbollah libanaisLe Français Tony Estanguet va entrer au Comité international olympique (officiel)Présidentielle en Iran: Rafsandjani ne constestera pas sa disqualificationIran: le président Ahmadinejad dénonce l’exclusion de son dauphin, Esfandiar Rahim Mashaïe, de la course à la présidentielleFrance: la députée PS Sylvie Andrieux condamnée à trois de prison, dont deux avec sursis, pour détournement de fonds publics |
|
Guillaume Soro sur RFI: «Il ne faut pas laisser survivre l'impunité»
Il y a quatre jours les juges de la Cour pénale internationale autorisaient le procureur de la CPI, Luis Moreno Ocampo, à enquêter en Côte d'Ivoire sur les violences post-électorales, c'est-à-dire commises depuis le 28 novembre 2010. Les juges ont aussi demandé au procureur de leur fournir toute information relative aux crimes commis entre 2002 et 2010. Selon le Premier ministre ivoirien, Guillaume Soro, « le peuple de Côte d’Ivoire a besoin de savoir la vérité ».
RFI : Monsieur le Premier ministre, bonjour. La Cour pénale internationale vient officiellement de lancer une enquête sur les crimes commis durant la période post-électorale mais aussi sur ceux commis durant la période 2002-2010. Monsieur le Premier ministre, en tant que leader de l’ex-rébellion des Forces nouvelles, vous sentez vous un peu visé, êtes vous inquiet ?
Guillaume Soro : D’abord il faut savoir une chose, c’est que la CPI ouvre une enquête à la demande du gouvernement ivoirien. Cela veut dire que c’est en connaissance de cause que le gouvernement ivoirien, dans un souci de clarifier la question des droits de l’homme dans notre pays, a expressément demandé à la Cour, sur la base du principe de subsidiarité, de venir enquêter sur ces crimes. Donc je ne peux pas être au gouvernement et être inquiet ! Je pense simplement que le peuple de Côte d’Ivoire a besoin de savoir la vérité. Et c’est une bonne chose pour la Côte d’Ivoire pour que l’impunité ne survive pas.
RFI : Monsieur le Premier ministre vous dites que vous n’êtes pas inquiet mais est-ce que vous êtes prêt, si les magistrats de la CPI le demandent, à livrer certains officiers de l’ex-rébellion des Forces nouvelles ?
G.S. : N’anticipons rien. Laissons la Cour pénale faire son travail. Pour le moment, c’est l’ouverture de l’enquête, laissons-les faire. De toute façon le président de la République a été clair sur cette question. Et le gouvernement a la même position : il ne faut pas laisser survivre l’impunité. Si la CPI avait eu à ouvrir des enquêtes plus tôt, peut-être aurait-on pu éviter la crise post-électorale que nous avons connue en 2010.
France 24 : Monsieur le Premier ministre, à propos du cas de Laurent Gbagbo, est-ce que vous souhaitez qu’il soit extradé le plus rapidement possible vers La Haye ?
G.S. : Je pense que c’est inévitable après les tueries dans notre pays. M. Laurent Gbagbo est quand même responsable de plus de 3 000 morts. Dans cette crise post-électorale, alors qu’il avait la possibilité de laisser le pouvoir en sortant par la grande porte, en le refusant et en utilisant l’armée contre la population, évidemment qu’il mérite d’y aller.
RFI : Mais y a-t-il vraiment urgence à ce que Laurent Gbagbo sorte de Côte d’Ivoire ?
G.S. : Je ne pose pas le problème en ces termes. Laissons la CPI faire son travail à son rythme et que ceux qui seront épinglés à l’issue des enquêtes répondent de leurs actes.
France 24 : Donc y compris d’éventuels ex-membres des Forces nouvelles ?
G.S. : Je vois bien que vous insistez sur cette question. Vous ne m’embarrasserez pas. Il ne faut pas faire le travail des juges à leur place. Laissons les faire. Si l’enquête révèle qu’un militaire a une responsabilité dans la commission de crimes de sang, évidemment que nous serons d’accord que la Cour pénale fasse son travail et qu’il soit extradé.
RFI : La Commission dialogue vérité et réconciliation (CDVR) a été officiellement mise en place. Ses contours et son champ d’application restent flous. Ne craignez vous pas que les Ivoiriens soient déçus ?
G.S. : Je pense que la CDVR est animée par des personnalités qui ont fait preuve d’un certain nombre de capacités dans notre pays, notamment son président, l’ancien Premier ministre Charles Konan Banny. Je n’ai aucun doute : il a les moyens de réussir la réconciliation. Le rôle du gouvernement est de l’accompagner et nous le ferons.
France 24 : Cette réconciliation est-elle possible en l’absence de Laurent Gbagbo qu’il soit extradé à La Haye ou en résidence surveillée ? Ses partisans réclament sa libération, qu’est-ce que vous leur répondez ?
G.S. : Je demande aux partisans de M. Laurent Gagbo même si c’est leur droit, cela s’apparenterait sinon à du lâchage, mais je leur demande d’être sérieux. On ne peut pas demander la libération de M. Gbagbo quand on sait qu’il est responsable de 3 000 morts ! J’insiste là-dessus. Ce n’est même pas bon pour la Côte d’Ivoire. Nous voulons la réconciliation, mais il faut que la justice fasse son travail. Et M. Gbagbo, nous le demandons, doit avoir droit à une justice équitable. Nous disons simplement que M. Gbagbo doit répondre de ses crimes. On ne peut pas demander dans de telles circonstances sa libération, cela n’est pas possible et ne s’est jamais vu. Et je l’ai dit et je le répète, tout le monde sait très bien que si c’était nous qui étions à la place de Gbagbo, nous ne serions même pas en vie pour réclamer une justice ou une quelconque libération ! On nous aurait liquidés ! Et c’est leurs propres termes. Donc aujourd’hui, notre gouvernement s’est battu et a donné la vie à Gbagbo, on lui offre même les meilleures possibilités d’avoir une justice équitable ! Donc je pense que nos amis du FPI (Front populaire ivoirien) devraient être plutôt humbles.
RFI : Pour crédibiliser la Commission dialogue vérité et réconciliation, ne faudrait-il pas qu’un certain nombre d’officiers de l’ex-rébellion des Forces nouvelles demande pardon notamment pour une série d’exactions commises dans l’ouest du pays ?
G.S. : La Commission dialogue vérité et réconciliation n’est pas mise en place que pour l’ex-rébellion. Je pense que c’est un exercice de catharsis que le président doit faire, nous sommes d’accord, pour tous les Ivoiriens, sans exclusion. Il ne faut pas simplement voir un camp ou l’autre. Il y a même des personnalités, des personnes en Côte d’Ivoire, qui ne sont pas des militaires. Il ne faut pas simplement penser que cette crise est une crise militaire, elle est d’abord politique. C’est à la télévision, dans les radios, qu’on a incité les uns et les autres par des discours de haine, à en venir à cette situation dramatique, tragique pour le pays. Donc je pense que c’est global, c’est général et il faut éviter de catégoriser, de cibler un certain nombre de personnes.
France 24 : Mais est-ce qu’il ne faut pas de temps en temps quand même cibler et être clair puisque certains partisans de Laurent Gbagbo notamment mais aussi des ONG dénoncent des comportements, des exactions, notamment commises par un ancien commandant de zone, Wattao, l’avez-vous rappelé à l’ordre ?
G.S. : Tous les commandants de zone – nous avons eu l’occasion de le montrer, de le démontrer à plusieurs reprises, ont été rappelés à l’ordre : ceux qui n’ont pas suivi les consignes que nous avons données ont été purement et simplement mis de côté ! Donc il ne faut pas cataloguer, il ne faut pas catégoriser, il ne faut pas cibler. Laissons la Commission dialogue vérité et réconciliation faire son travail en toute indépendance. Je pense que c’est important (…).

Delicious
Digg
Facebook
Twitter
Yahoo!
Technorati


















Réagissez à cet article
(29) Réactions
réaction
Soro fait le gentleman maintenant mais avec la mémoire très courte il oublie les exactions commises au Nord et à l'Ouest de la Côte d'Ivoire. lui qui a divisé un pays en deux nous parle aujourd'hui de démocratie et de droits de l'homme. Nous attendons que cette justice qui ne peut rien faire en Occident mais qui semble être très prompte à réagir quand c'est l'Afrique puisse faire son travail sans partialité et qu'aucun massacre ne demeure impuni. Soro au regard de la justice internationale est aussi responsable en tant que commandant en chef des forces rebelles qui ont divisé le pays depuis si longtemps. qu'il soitaussi traduit en justice comme Gbagbo, et à partir de ce moment cette CPI pourrait peut-être avoir une légitimité.
soyons svp logiques
combien de propositions de sorties honorables ont été proposées à Mr Gbagbo svp chers amis? Laissez les démons où ils sont et voyez la vérité. Mr Gbagbo a la chance aujourd'hui d'être en vie, pensez vous qu'il aurait laissé cette chance à ses adversaires svp, ne critiquez pas juste pour critiquer. Vous même qui critiquez le pouvoir actuel, si vous aviez été aux côtés de Mr Gbagbo pendant la crise crise vous l'auriez lâché; reconnaissez le! y a pas de honte...
Guillaume SORO sur RFI
Guillaume SORO fait honte, voila un monsieur qui compte parmi les plus cruels en Afrique qui se donne en spectacle sur RFI en parlant de la justice alors qu il devait être en prison pour s etre retranché au nord de la ci avec pour seule objectif assassiner les soldats loyalistes, non content de sa prime de 1er sinistre de CI, le voila justicier, il doit regretter de n avoir pas égorgé GBAGBO,il compte désormais sur la CPI Il a raison il s agit d un outil aux mains des occidentaux qui l ont imposé AI IVOIRIENS
honte à soro
J'ai suivi un CD sur la crise ivoirienne de 2002 les rebelles de Soro entrain d'égorger une soldat loyaliste de l'armée ivoirienne. Et sur une banderole on pouvait lire ceci: sacrifice humain pour le triomphe d'alassane ouatara. Honte à Soso et son parrain Ouatara. La CPI fera bien son travail je suis confiant.
Selon le Premier ministre
Selon le Premier ministre ivoirien, Guillaume Soro, « le peuple de Côte d’Ivoire a besoin de savoir la vérité ».
Et même celui qui q commandite la tuerie de IB, n'est pas?
Les mains rouges de ceux qui se font justiciers criminels innocents se feront découvrir même avec tout le câblage CPIste. Le mensonge court si vite, nous le savons, mais madame la verite la rattrappe toujours.
Si l'ombre de Gbagbo en prison vous fait peur que sera la présence de Charles?
decrier le comportement des intervenants sur le cas en ci.
M. Gbagbo Laurent qui se dit socialiste et qui dit aimer son pays, avait - il besoin d'acheter des armes et massacrer des innocents ? Arrêtez de vous foutre de nous sinon le pire risque d'arriver.
On marche sur la tête
ON remerciera la France et L'ONU d'avoir permis à ce criminel devenu ministre d'un président fantoche de pouvoir tenir un discours aussi cynique.
L'assurance que ce triste sire affiche est révélatrice de ce que nous promet comme impartialité la cour pénale internationale. Et on en profite pour coller 3000 morts sur le dos de Mr gbagbo pendant qu'on y est.
Mr Soro ,ne soyez pas trop sur de vous ,vous êtes là ,parce que d'autre l'on décidé pour le moment.Cela n'enlèvera pas toutes les casseroles sanglantes que vous trainer derrière vous .Les vrais crimes ne d'effacent jamais
La vérité finit toujours par
La vérité finit toujours par triompher! Ces génocidaires et leurs complices payerons un de ces 4!
Je n'arrive pas à comprendre
Je n'arrive pas à comprendre comment cet homme peut s'asseoir devant un journaliste et ne même pas avoir honte de ce qu'il dit. Il ose dire que s'ils avaient été à la place de L.Gbagbo , je cite : "nous ne serions même pas en vie pour réclamer une justice ou une quelconque libération ! On nous aurait liquidés !". Mais vous êtes en vie non? La C-I a du se promener aux quatre coins de l'Afrique pour signer des accords de paix qui vous ont même permis de vous asseoir en tant que premier ministre alors même que les actes commis par la rébellion dont vous êtes le chef, auraient pu vous conduire à la CPI dès 2005.
Mais nous verrons si la justice internationale est si impartiale qu'elle le dit.
Pour ma part je ne peux pas tourner la page et m'inscrire dans une démarche de réconciliation nationale pour le moment. A moins qu'au même titre que M.Gbagbo, M.Soro soit envoyé devant la CPI ou au pire qu'il ait la décence de se retirer de la vie publique pour ne plus tenir des propos aussi révoltants et ne plus se faire passer pour un homme sage et au-dessus de tous soupçons, cela devient insupportable!
SORO, tu suivras GBAGBO!!!
J’apprécie l'hardiesse, la vivacité avec laquelle ils répond aux journalistes. Si on lui fait cette confidence, qu'il suivra LAurent Gbagbo a la CPI il ne croira mm pas une seconde. Il finira a la CPI avec Laurent Gbagbo et comme ça Ouattara pourra enfin gérer ce pays pour les 20 prochaines années, comme c'est le cas en ce moment dans les colonies d’Afrique!!