Arrestation de Séka Séka, ancien aide de camp de Simone Gbagbo

Simone Gbagbo.
© AFP

L'ex-aide de camp de Simone Gbagbo, le commandant Anselme Séka Yapo, connu sous le pseudonyme de Séka Séka, a été arrêté samedi 15 octobre 2011 à l'aéroport d'Abidjan. Selon des sources sécuritaires, il a été interpellé à bord d'un avion, barbu et voyageant sous une fausse identité, alors qu'il était en transit entre Accra et Conakry. Rappel du parcours de ce militaire dont le nom a été cité dans de nombreuses affaires embarrassantes pour l'ancien régime.

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Séka Séka, il y a encore quelques mois ce nom faisait frémir à Abidjan. C'est en 2000 après la découverte du charnier de Yopougon que le nom de l'officier de gendarmerie Anselme Séka Yapo est pour la première fois cité. Dans la foulée il est promu capitaine et affecté comme aide de camp de Simone Gbagbo. Deux ans plus tard, en septembre 2002, lors du déclenchement de la rébellion, son nom revient dans un document des Nations unies comme l'un des auteurs de l'assassinat du général Gueï et de ses proches.

A Abidjan, les semaines qui suivent sont terribles. Des militaires à la loyauté douteuse, des civils comme le Dr Benoît Dacoury Tabley, dont le seul tort est d'avoir de la famille côté rebelle, ou bien même des artistes engagés comme le comédien Camara H, disparaissent. Là encore, le nom de Séka Séka revient inexorablement.

Pour l'opposition d'alors et les défenseurs des droits de l'homme, pas de doute : le garde du corps de Simone Gbagbo est à la tête d'un escadron de la mort. Cet intime de l'ex-Première dame, formé à l'école des Forces armées de Bouaké, est également suspecté d'avoir joué un rôle dans la disparition du journaliste Guy André Kieffer. Le juge d'instruction français chargé de l'affaire se fera sans nulle doute un plaisir de l'interroger à nouveau lors de son prochain déplacement à Abidjan, prévu début novembre.

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